Un troisième Nomad libéré d'office

En 2004, Walter Stadnick a été condamné à... (Photo d'archives fournie par la police)

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En 2004, Walter Stadnick a été condamné à 14 ans et sept mois de pénitencier pour des affaires de stupéfiants et complots pour meurtre.

Photo d'archives fournie par la police

Après Denis «Pas fiable» Houle et Gilles «Trooper» Mathieu, c'est au tour d'un troisième membre des Nomads, défunt groupe d'élite des Hells Angels, Walter «Nugget» Stadnick d'obtenir sa libération d'office dans les prochains jours, après avoir purgé les deux tiers de sa peine.

Mais comme elle l'a fait pour ses deux «frères», la Commission des libérations conditionnelles du Canada impose de sévères conditions au motard de 61 ans en raison de ses valeurs criminelles bien ancrées, et de son manque de collaboration et de remords. Ainsi, Stadnick devra demeurer dans une maison de transition jusqu'à la fin de sa sentence, en avril 2019. Il devra également respecter un couvre-feu, fournir régulièrement ses états financiers, ne pas fréquenter des individus criminalisés et les débits de boisson, ne pas consommer ni alcool ni drogue, et ne pas conduire ou posséder une motocyclette.

Cette dernière condition a fait titiller le motard qui a fait des représentations écrites le 24 avril dernier dans lesquelles il a également annoncé vouloir maintenant s'occuper de l'un des membres de sa famille.

Printemps 2001

En 2004, Stadnick a été condamné à 14 ans et sept mois de pénitencier pour des affaires de stupéfiants et complots pour meurtre à la suite de son arrestation dans l'opération Printemps 2001. Membre des Hells Angels depuis 1982, Stadnick a été l'un des cofondateurs des Nomads, l'ancien groupe d'élite des Hells Angels qui a été dirigé par Maurice Boucher et qui tirait les ficelles durant la guerre qui a fait 160 morts et blessés au Québec entre 1994 et 2002.

À deux reprises en 2006 et 2009, Stadnick a été transféré dans un pénitencier à sécurité maximum pour avoir fait de la contrebande et du prêt usuraire à l'intérieur des murs.

«La Commission est très préoccupée par votre cas, non seulement parce que vous êtes un individu violent et dangereux qui a été directement ou indirectement responsable de la mort de plusieurs personnes, mais aussi en raison de votre comportement violent au fil des ans, votre absence d'ouverture envers votre équipe de gestion de cas, et votre attitude en incarcération qui indiquent à la Commission que vous n'avez pas changé votre mode de vie», écrit le commissaire Louis H. Renault dans sa décision rendue il y a deux semaines.




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