Une Montréalaise se retrouve malgré elle sur un site porno

Selon la poursuite, c'est en avril 2013 que... (Photo: David Boily, archives La Presse)

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Selon la poursuite, c'est en avril 2013 que «Noémie» a appris qu'une vidéo d'elle-même était visible sur le site PornHub.

Photo: David Boily, archives La Presse

Une jeune Montréalaise n'a pas aimé que la vidéo pornographique qui la mettait en vedette se retrouve sur des sites de partage avec des informations permettant de l'identifier. Elle se tourne maintenant vers la Cour supérieure dans le but d'obtenir réparation ainsi que l'identité de celui qui a permis l'essaimage de la vidéo.

La jeune femme, que nous appellerons Noémie, demande une injonction afin d'obtenir l'identité de la personne qui a publié la vidéo deux fois sur PornHub et une fois sur Bangyoulater depuis l'an dernier. Ces deux sites fonctionnent sur le principe de YouTube, mais sont axés essentiellement sur la pornographie. Noémie demande en outre que toute référence à son sujet soit enlevée. Enfin, elle réclame 60 000 $ en dommages à Bangyoulater, qui fonctionne sous 7144849 Canada Limited, ainsi qu'au responsable, dont elle veut obtenir l'identité. Noémie énumère toute une liste de souffrances morales dont elle se dit affligée depuis cette affaire.

La vidéo en question dure 16 minutes. On ignore dans quelles circonstances elle a été tournée. Les documents déposés au palais de justice de Montréal ne l'indiquent pas, et l'avocat qui représente Noémie a refusé de donner des détails en lien avec cette affaire.

Des alias

Selon la poursuite, c'est en avril 2013 que Noémie a appris qu'une vidéo d'elle-même était visible sur le site PornHub. La vidéo avait été mise en ligne par Jordo6000 - un alias, évidemment. Certains détails, comme une partie de son nom et le fait qu'elle était Montréalaise, permettaient de l'identifier, selon Noémie. Par la suite, elle a aussi appris que la vidéo avait été mise en ligne précédemment, soit le 15 décembre 2012, sur le site Bangyoulater, par l'alias Anonymous.

Le 22 janvier dernier, la vidéo avait été vue 4307 fois sur PornHub et 154 362 fois sur Bangyoulater. Noémie croit que la vidéo a essaimé sur des centaines d'autres sites.

Noémie, qui serait dans la vingtaine, a demandé à ce que la vidéo soit retirée des sites PornHub et Bangyoulater. Dès le lendemain, soit le 23 janvier, la vidéo n'était plus visible sur PornHub. Une semaine plus tard, Bangyoulater a enlevé la vidéo, mais le descriptif de celle-ci, incluant une partie du nom de Noémie, est resté.

Le 13 mars dernier, la vidéo a réapparu sur PornHub. Elle avait été mise en ligne six jours plus tôt par Random 2345678 - encore un alias, bien sûr. L'avocat de Noémie a dû demander à PornHub de retirer à nouveau la vidéo, ce qui a été fait.

Noémie croit que les trois alias sous lesquels la vidéo a été mise en ligne correspondent en fait à une seule et même personne. Et elle craint que cette personne continue si la Cour n'intervient pas.

Catherine Dunn, porte-parole de Mindgeek, qui détient PornHub, a indiqué que l'entreprise a des règles. Si une personne demande d'enlever une vidéo dans laquelle elle apparaît, c'est fait en 24 heures, a indiqué Mme Dunn, qui était hier au Luxembourg, siège social de Mindgeek.




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