Escouades régionales mixtes: mandat et financement révisés

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Daniel Renaud
La Presse

Non seulement les escouades régionales mixtes (ERM) survivent, mais elles augmenteront leurs efforts pour frapper les criminels là où cela leur fait le plus mal, dans leurs poches, préviennent les organisations policières.

Les représentants de la Sûreté du Québec et ceux des corps de police municipaux de la province ont annoncé hier une restructuration des escouades régionales mixtes rendue nécessaire par le retrait d'un financement fédéral. Ainsi, les 14 anciennes ERM spécialisées dans les motards, les gangs de rue et les stupéfiants, qui se chevauchaient parfois dans une même région, disparaissent pour faire place à 13 nouvelles ERM et un Service des produits de la criminalité dispersés sur huit territoires. 

Des enquêteurs de la GRC et de 21 corps de police municipaux travailleront ensemble et récolteront les fruits du renseignement des neuf autres organisations policières municipales qui ne font pas directement partie des ERM. Les salaires et avantages sociaux des policiers municipaux affectés aux ERM seront versés par leur employeur, mais la Sûreté du Québec remboursera leur participation jusqu'à concurrence de 70 000 $ par année par enquêteur.

Mandat étendu

Le mandat des nouvelles ERM ne se limite plus seulement au crime organisé, même s'il demeure l'une de leurs priorités, et sera davantage tourné vers les problématiques propres à chaque région ou ville où elles sont implantées.

Les enquêtes seront en grande partie financées par une récupération des biens infractionnels saisis et le produit des actions de recouvrement des enquêteurs de Revenu Québec, en vertu d'une nouvelle entente de partage avec les corps de police décrite hier dans La Presse.

« Les nouvelles ERM prévoient fournir des efforts marqués pour récupérer un maximum de biens infractionnels et de produits de la criminalité », a prévenu le coordonnateur des ERM, l'inspecteur Patrick Bélanger de la Sûreté du Québec.

« Un enquêteur de Revenu Québec rapporte huit fois son salaire. Au fur et à mesure que les enquêteurs de police seront mieux équipés pour suivre l'argent des criminels, à moyen terme, je ne vois pas pourquoi nos enquêtes ne pourraient pas s'autofinancer, de sorte qu'on puisse dire : le crime ne paie pas, mais il sert à financer la lutte aux criminels », renchérit Denis Desrochers, directeur de la police de Longueuil et représentant de l'Association des chefs de police.

À Laval, où plusieurs membres influents de la mafia, du crime organisé libanais et des gangs de rue sont particulièrement actifs, on est très heureux de rapatrier une quinzaine d'enquêteurs sur le territoire. « Avec l'ERM, on se donne les moyens et un plan de réponse pour satisfaire les citoyens », affirme le responsable des enquêtes criminelles à la police de Laval, l'inspecteur-chef Michel Parent.




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