Une mère admet avoir autorisé un pédophile à agresser sa fille

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Condamné dans le passé pour des crimes sexuels semblables, Marc Clermont, 61 ans, a été arrêté dans les jours suivants la dénonciation de la mère de famille l'hiver dernier.

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Une mère de famille de Longueuil reconnaît avoir autorisé le pédophile Marc Clermont à agresser sexuellement sa fille contre rétribution alors que la petite était âgée de 6 à 9 ans.

L'accusée dont le nom ne peut être publié pour protéger l'identité de l'enfant a plaidé coupable récemment à huit chefs d'accusation au palais de justice de Longueuil.

La femme de 39 ans avait été arrêtée en mars dernier après s'être présentée à un poste de police pour dénoncer les faits. 

Condamné dans le passé pour des crimes sexuels semblables, Marc Clermont, 61 ans, a été arrêté dans les jours suivants la dénonciation de la mère de famille l'hiver dernier. Il est en attente de son procès dans cette affaire.

«La mère de la jeune victime obtenait des compensations monétaires en offrant sa fille à Clermont, qui se livrait alors à des agressions sexuelles sur l'enfant», a écrit le SPAL dans son communiqué à l'époque des arrestations. 

Ainsi, le 22 septembre dernier, la mère a reconnu avoir incité sa fille à se prostituer et à toucher un tiers à des fins d'ordre sexuel. Elle a aussi reconnu avoir exercé un contrôle sur sa fille dans le but de l'exploiter et d'en avoir tiré un avantage, en plus d'avoir vécu des fruits de la prostitution de son enfant et de l'avoir leurrée. Elle recevra sa peine ultérieurement. D'ici là, elle demeure détenue.

Quant à son présumé complice Marc Clermont, il est accusé de 17 chefs d'accusations de nature sexuelle. Les crimes qui lui sont reprochés se seraient déroulés de mai 2013 à mars 2017. Il est détenu d'ici son procès. 

À la suite de la médiatisation de l'affaire, deux autres personnes ont dénoncé Clermont à la police alléguant avoir été agressées alors qu'elles étaient mineures pendant huit ans, de 1989 à 1997.

Clermont a été condamné à trois ans de prison en 2010 par le juge Claude Melançon, après avoir reconnu avoir retenu les services sexuels de mineures de 10 et 13 ans en échange d'argent. Il présentait un risque de récidive «modéré» au moment de sa libération conditionnelle en 2011, selon la commission qui lui a permis de sortir de prison.

La décision de la Commission nationale des libérations conditionnelles de 2011 décrit Clermont comme un homme avec «une déviance sexuelle», «une faible estime de soi» et «un mode de vie marginal» qui consommait du cannabis de façon quotidienne depuis plusieurs années. Il a affirmé avoir subi des abus sexuels pendant son enfance.

Pendant son année et demie en prison en 2010-2011, l'homme aujourd'hui âgé de 61 ans a «complété avec succès le programme national de délinquance sexuelle» avec une «bonne participation » et une « bonne compréhension de la matière apprise», ont écrit les commissaires.




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