Procès d'Ahmad Nehme: l'accusé avait un exacto dans les poches

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Ahmad Nehme est accusé du meurtre prémédité de sa femme Catherine de Boucherville.

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L'homme accusé du meurtre prémédité de sa femme Catherine de Boucherville était tétanisé à l'arrivée des policiers dans la résidence familiale, écroulé au sol, une main ensanglantée. «Catho, Catho», répétait-il, en gémissant, a raconté mercredi matin un des policiers qui a procédé à son arrestation. L'homme de 53 ans aurait poignardé sa femme en 2012, alors que leurs deux enfants se trouvaient dans la maison.

«Il pleurait, mais il pleurait sans larmes. C'était comme des lamentations», explique le policier Dominic Sabourin du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Dépêché sur les lieux à la suite d'un appel désespéré au 911 de la fille du couple, le constable Sabourin a constaté qu'Ahmad Nehme était couché au sol, le visage étampé sur le plancher. «Il ne répondait pas aux instructions. Mais il n'était pas violent», dit-il.

Cette lame rétractable de type «exacto» a été... (Photo déposée en preuve au procès) - image 2.0

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Cette lame rétractable de type «exacto» a été trouvée dans la poche de l'accusé.

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En raison du manque de réaction de l'accusé, deux policiers ont dû l'empoigner pour le transporter jusqu'à un véhicule policier. Pendant le transport, il ne répétait que l'expression «Catho» en se lamentant. Ce terme pourrait être un diminutif du prénom de sa femme, Catherine de Boucherville, a supposé le policier. En le fouillant, une lame rétractable de type «exacto» a été trouvée dans sa poche, a indiqué le constable Sabourin. L'arme blanche, ainsi qu'un couteau très aiguisé ont été montrés au jury.

Mardi, au premier jour du procès, l'appel au 911 placé par la fille du couple le matin du 5 juillet 2012 a été présenté au jury. Ses cris et ses hurlements sont à la limite du supportable. La terreur de l'adolescente est absolument totale. «On la tue! On la tue! Mon père vient de tuer ma mère!», hurle-t-elle au bout du fil. Elle explose carrément au téléphone en voyant sa mère, «morte dans la baignoire». «Mon père l'a tuée, il est plein de sang sur toutes ses mains! Faites vite s'il vous plaît!», hurle-t-elle.

Selon la thèse de la Couronne, Ahmad Nehme a assassiné sa femme par «jalousie», alors que leur couple battait de l'aile dans les dernières semaines. La veille du meurtre, l'accusé n'avait d'ailleurs pas dormi à la résidence familiale de l'arrondissement de La Salle dans le sud-ouest de Montréal.




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