Deux autres co-accusés de Gilles Vaillancourt plaident coupable

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L'ancien directeur général de la Ville de Laval, Claude Asselin.

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L'ancien directeur général de la Ville de Laval, Claude Asselin, devra subir son procès devant jury pour sa présumée participation au système de partage des contrats publics orchestré depuis l'hôtel de ville, à moins de parvenir à une entente avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales d'ici le 10 octobre.

C'est ce que le juge James Brunton de la Cour supérieure a expliqué vendredi matin lors d'une audience dans le dossier connu sous le nom d'Honorer. L'avocat de M. Asselin a demandé de reporter la cause de son client afin de permettre de poursuivre les pourparlers avec la Ville de Laval, dans un dossier de réclamation civile effectué dans le cadre du programme gouvernemental découlant de la loi 26; Claude Asselin qui a été directeur général de la Ville de Laval, entre 1996 et 2016, aimerait pouvoir fermer les deux dossiers en même temps, a indiqué son avocat.

Dans la cause criminelle, M. Asselin pourrait, en contrepartie d'un plaidoyer de culpabilité, obtenir une réduction des charges retenues contre lui. Le dossier pourrait revenir devant la cour dès la semaine prochaine sinon, Claude Asselin rejoindra l'entrepreneur Tony Accurso et l'ex-notaire Jean Gauthier, dont le procès pour fraude débutera le 10 octobre.

Par ailleurs, les entrepreneurs en construction Guy Desjardins et Giuliano Giuliani, eux aussi accusés dans le cadre d'Honorer, ont reconnu leur participation au système frauduleux de Laval. M. Desjardins connaîtra sa sentence la semaine prochaine alors que M. Giuliani a écopé d'une peine de 12 mois à purger dans la communauté. 

L'avocat de M. Giuliani a souligné au Tribunal l'«implication modeste» de son client au système qui a été en place entre 1996 et 2010. Selon l'exposé conjoint des faits, l'entreprise de M. Giuliani a bénéficié de certains contrats publics à l'abri de la concurrence mais elle a surtout agi comme soumissionnaire de complaisance. 

Par ailleurs, la Ville de Laval réclame quelque 5 millions de dollars de M. Giuliani.

En mai 2013, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a procédé à l'arrestation et l'inculpation de 37 personnes dont l'ancien maire de Laval Gilles Vaillancourt. Ce dernier est présentement en prison pour six ans. Trois autres co-accusés, notamment l'ancien directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise (peine de 30 mois), sont également derrière les barreaux.

Mardi dernier, quatre autres co-accusés du maire déchu ont plaidé coupable. L'ex-vice-président et actionnaire de la firme de génie Dessau, Rosaire Sauriol, qui a été au coeur de très nombreux projets menés par la Ville de Laval sous l'administration Vaillancourt, s'en est tiré avec une amende de 200 000 $. M. Sauriol a pourtant reconnu avoir participé au système de collusion. 

Au total, 21 des 37 accusés ont plaidé coupable, jusqu'à maintenant.




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