La mystérieuse disparition de Karine Major

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Karine Major se déplaçait à bord d'une voiture de marque Nissan Micra 2015 à hayon, de couleur rouge, à quatre portes, immatriculée K23 GZY.

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Une jeune chimiste originaire de Boisbriand manque à l'appel depuis mardi, dans le Bas-Saint-Laurent. Karine Major, 26 ans, a été vue pour la dernière fois à son domicile de la rue Saint-Joseph, à Rimouski. La Sûreté du Québec (SQ) n'a aucune piste et sa famille est convaincue qu'elle n'est pas partie de son plein gré. Mais où est-elle ?

Une jeune chimiste originaire de Boisbriand manque à... (Photo tirée de la page Facebook

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Photo tirée de la page Facebook "Trouvons Karine Major"

« Depuis quatre jours, je pose des pancartes. Je me dis : "Ce n'est pas vrai que je suis en train de faire ça ? Ce n'est pas vrai que j'accroche des avis de recherche avec la photo de ma soeur ?" On voit ça dans les films. À la télé. Je me dis qu'on en parle partout. Qu'on va la retrouver. Mais non. On ne la trouve pas... »

Annie Major tente de rester forte, d'être le pilier de la famille qui collabore quotidiennement avec la Sûreté du Québec, qui coordonne des recherches en plus de gérer toutes les demandes des médias depuis une semaine. Mais au bout du fil, sa voix trahit rapidement son épuisement et l'angoisse qui déchire sa famille depuis mardi, depuis que sa petite soeur a donné signe de vie pour la dernière fois.

« Je viens de passer trois heures au poste de police. Nous avons reçu énormément d'informations du public. Les enquêteurs les valident une à une. Mais rien ne débouche. Rien », résumait-elle, hier soir.

Volatilisée entre la maison et le travail

Karine Major s'est installée à Rimouski avec son copain au terme de ses études à l'Université de Sherbrooke, il y a un peu plus d'un an. La chimiste a trouvé un emploi à Amqui où elle fait de la recherche sur les résidus de pâtes et papiers. Mardi, au retour d'une fin de semaine éreintante passée à Trois-Rivières à coordonner un événement du corps des scouts qu'elle avait organisé, la jeune femme devait retourner au travail. Elle a avisé son copain qu'elle travaillerait tard puisqu'elle avait pris du retard. À son réveil, le lendemain, il a réalisé que Karine n'était jamais rentrée. Il a téléphoné à son travail, où on lui a dit qu'elle ne s'y était pas présentée, la veille. Le cauchemar commençait.

« La première hypothèse, c'était qu'elle avait eu un accident d'auto parce qu'elle était fatiguée. Mais on a su par la suite qu'une caméra de surveillance l'avait captée une heure après qu'elle ait quitté sa maison », raconte Annie Major.

Cette vidéo révèle qu'un peu après midi, le mardi, la jeune femme s'est rendue dans un guichet automatique de Rimouski.

« Elle a l'air en détresse. Elle regarde dehors, par-dessus son épaule. Elle prend des pauses. Elle regarde directement la caméra du guichet. Personne ne peut me dire qu'elle va bien, que c'est une transaction normale. Quelque chose cloche, rapporte sa soeur. Je ne pense pas qu'elle soit partie de son plein gré. C'est sûr que moi, qui la connais très bien, ce n'est pas le scénario que je privilégie. »

Karine est une jeune femme réservée qui mène une vie rangée. Elle boit rarement, ne sort qu'occasionnellement. Elle se disait heureuse dans son travail et dans sa vie de couple, selon sa soeur, aux yeux de qui l'hypothèse d'une double vie apparaît complètement farfelue. Or, après quatre jours de recherches, tous les scénarios sont encore sur la table.

Le cellulaire de l'espoir

Jeudi, un signal aurait été émis par le téléphone cellulaire de la disparue près de Cacouna, à une centaine de kilomètres de chez elle. Une information donnée par la famille que la Sûreté du Québec ne confirme pas. Reste que vendredi, l'enquête a été transférée à la division des crimes majeurs de la SQ et qu'un hélicoptère a survolé le secteur de Cacouna d'un bout à l'autre.

« Quand ça dépasse un certain temps ou que certains éléments montrent un degré de complexité au dossier, on le transfère à des enquêteurs pour qui il n'y a pas de frontières. Si elle se déplace, on peut alors étendre nos filets. Ça ne veut pas dire qu'il y a un crime nécessairement », a expliqué Daniel Thibodeau, porte-parole de la SQ, qui a réitéré, hier soir, qu'aucune hypothèse ne s'était encore démarquée.

La Nissan Micra

La jeune femme se déplaçait à bord d'une voiture de marque Nissan Micra 2015 à hayon, de couleur rouge, à quatre portes, immatriculée K23 GZY. La voiture demeure aussi introuvable que sa propriétaire.

« Cette auto-là ne peut pas disparaître », se convainc son frère, Alain Major. « Quelqu'un va la voir à un moment donné, va ouvrir un garage et la reconnaître. On veut que la photo de son auto circule le plus possible, qu'elle marque l'esprit des gens. À partir de là, on aurait au moins une piste », poursuit Alain Major, qui ne cache pas que son angoisse augmente à mesure que les heures s'écoulent.

« Je vous parle et j'en tremble, avoue-t-il. Mais on a toujours de l'espoir. Aussi mince soit-il, il est quand même là. »

Toute personne détenant de l'information concernant cette histoire peut contacter de façon anonyme et confidentielle la Centrale de l'information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.




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