Le «prince du pot» et sa conjointe arrêtés à Toronto

Une boutique de l'enseigne Cannabis Culture, sur Church... (Photo Aaron Vincent Elkaim, La Presse Canadienne)

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Une boutique de l'enseigne Cannabis Culture, sur Church Street, à Toronto, a reçu la visite des policiers, jeudi.

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La Presse Canadienne
TORONTO

Marc et Jodie Emery ont été arrêtés à Toronto et font face à plusieurs chefs d'accusation à la suite d'une série de onze perquisitions menées jeudi dans des boutiques de marijuana et des résidences liées aux célèbres militants pour la légalisation de la marijuana au Canada.

Marc Emery fait face à 15 chefs d'accusation, notamment de complot pour commettre un acte criminel, de possession et de trafic de drogue, ainsi que de possession de produits de la criminalité; sa conjointe Jodie Emery est accusée de cinq chefs similaires. Arrêtés mercredi soir à l'aéroport Pearson de Toronto, ils ont comparu jeudi.

Le couple est propriétaire de la bannière «Cannabis Culture», utilisée par une chaîne de 19 boutiques qui s'installent depuis quelques mois en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec.

Marc Emery avait été arrêté en décembre dernier à Montréal lors de l'ouverture d'une telle boutique sur le Plateau-Mont-Royal; il a ensuite été formellement accusé de trafic de drogue.

Selon le porte-parole de la Police de Toronto, Mark Pugash, des perquisitions ont été menées jeudi dans sept boutiques «Cannabis Culture» - cinq à Toronto, une à Hamilton et une autre à Vancouver. La police a aussi procédé à des perquisitions dans deux résidences de Toronto, dans une à Stoney Creek, en Ontario, et dans une autre à Vancouver.

Cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette opération policière mais ce ne sont pas des employés des boutiques, a indiqué l'agent Pugash. Chris Goodwin et Erin Goodwin, de Toronto, de même que Britney Guerra, de Stoney Creek, sont notamment accusés de complot pour commettre un acte criminel.

Kirk Tousaw, un avocat des Emery à Vancouver, a estimé que «ce genre de perquisitions coordonnées dans tout le pays pour tenter, de façon futile, de faire appliquer une loi vétuste et néfaste ne font que miner la confiance de la population dans l'administration de la justice et constituent un gaspillage de fonds publics et de ressources policières et juridiques, et ne bénéficient à absolument personne».

Le gouvernement fédéral s'est engagé à légaliser le commerce de la marijuana à des fins récréatives mais le premier ministre Justin Trudeau a rappelé à la fin de 2016 que les lois actuelles demeurent en vigueur jusqu'à ce qu'elles soient modifiées. Le porte-parole de la police de Toronto a d'ailleurs prévenu jeudi qu'«il s'agit du plus récent effort pour faire appliquer la loi, et je suis sûr qu'il y en aura d'autres».

«Notre position est bien connue», a-t-il dit.

À Vancouver, des manifestants sont venus protester devant le siège de «Cannabis Culture» contre les perquisitions et les arrestations.




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