Place Frontenac: le suspect comparaît pour tentatives de meurtre

Jacques Bolduc est soupçonné entre autres d'avoir blessé d'un... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Jacques Bolduc est soupçonné entre autres d'avoir blessé d'un coup de feu la tenancière d'une tabagie à la Place Frontenac, le 7 février dernier.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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C'est le crâne et la barbe rasés que Jacques Bolduc, un homme de 56 ans aux lourds antécédents judiciaires, a comparu cet après-midi en Cour du Québec, pour répondre de six accusations en lien avec des vols qualifiés survenus les 6 et 7 février, à Montréal.

Sans cheveux ni barbe, l'apparence de M. Bolduc était légèrement différente de celle qu'il affichait sur la vidéo de surveillance diffusée récemment, alors que la police le recherchait activement. Il a été arrêté mercredi, dans la région de Saint-Donat.

M. Bolduc est accusé de deux tentatives de meurtre avec arme à feu, deux vols qualifiés avec arme à feu, et deux accusations d'avoir déchargé une arme à feu sans se soucier de la vie ou sécurité d'autrui.

On lui reproche d'être celui qui a blessé d'un coup de feu la tenancière d'une tabagie, à la Place Frontenac, le 7 février, après que la dame eut refusé de lui remettre l'argent de la caisse. La femme d'origine asiatique a été blessée au cou.  Le suspect s'était enfui en métro.

On reproche également à M. Bolduc d'être celui qui a tiré un projectile d'arme à feu au thorax d'un homme,  la veille, en face d'un dépanneur, dans Hochelaga-Maisonneuve. La victime alléguée refusait de lui remettre ses clefs de voiture et son téléphone cellulaire.

L'homme a passé une grande partie de sa vie en prison pour des actes violents. «Il a de très lourds antécédents judiciaires. Il est passible d'un emprisonnement à perpétuité.  Assurément, si cet individu est trouvé coupable éventuellement, il fait face à une très longue période d'incarcération. On envisagera tous les recours possibles, on peut parler même d'un délinquant dangereux, » a fait valoir Me Chalifour, après la brève audience.

M. Bolduc est évidemment resté détenu et reviendra devant le tribunal demain, afin qu'on fixe une date pour la suite des procédures.

M. Bolduc a fait l'objet d'une chasse à l'homme après les événements violents de février.

Mardi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a installé un poste de commandement mobile dans le stationnement de la Place Frontenac et a distribué la photo du suspect aux passants dans le secteur. Des images vidéo provenant de caméras de sécurité, sur lesquelles le suspect était très facilement reconnaissable, ont également été diffusées dans les médias au cours des derniers jours. Une récompense avait également été offerte.

Son dossier à la Commission des libérations conditionnelles indique que M. Bolduc a déjà été condamné pour tentative de meurtre, vols à main armée, usages d'armes à feu, séquestration, vols qualifiés. Condamné à une peine de 16 ans en 1979, sa peine a été majorée, suite à des mises en liberté.

Pour ce qui est de la tentative de meurtre, survenue il y a une quarantaine d'années, il appert que M. Bolduc avait tiré trois balles de .22 à la tête du chauffeur de taxi qu'il voulait voler.

«Depuis l'ouverture de votre fiche criminelle en 1978, votre dossier est chargé de délits violents, d'antécédents d'évasion et/ou de libertés illégales. Vous avez toujours eu recours aux armes dans le passé. Vous présentez donc une propension à la violence qui est indéniable avec un potentiel de dangerosité élevé. La Commission est toujours d'avis qu'il n'existe aucune forme d'encadrement dans la communauté qui serait en mesure d'assurer la protection de la société», signale-t-on dans le document, daté de février 2014. On lui avait alors refusé une remise en liberté. Mais plus tard, la même année, il est arrivé au bout de sa peine, et il a été libéré. Me Chalifour a indiqué qu'on lui avait toutefois imposé une condition de garder la paix pour une période de deux ans un «810.2 », dans le jargon juridique. «C'est la limite à laquelle on pouvait aller», a relaté Me Chalifour. La condition se terminait en juin 2016.




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