Printemps érable: une étudiante blessée poursuit la SQ

Dans la poursuite déposée mercredi en Cour supérieure,... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Dans la poursuite déposée mercredi en Cour supérieure, Dominique Laliberté-Martineau allègue avoir été atteinte au visage par un projectile tiré par un policier de la SQ, alors qu'elle était en train de s'éloigner de la zone de confrontation, près du Centre des congrès de Victoriaville, où se tenait le congrès du Parti libéral.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

Une étudiante de l'Université Laval poursuit la Sûreté du Québec pour une somme de 220 000 dollars, après qu'elle a été blessée au visage par une balle de caoutchouc lors d'une manifestation qui a dégénéré, le 4 mai 2012, à Victoriaville.

Dominique Laliberté-Martineau s'est rendue avec des collègues de classe devant l'hôtel Le Victorin, où se tenait le Conseil général du Parti libéral du Québec. Plusieurs étudiants étaient alors en grève, contestant une hausse des droits de scolarité universitaires.

Quelques instants après son arrivée à Victoriaville, Mme Laliberté-Martineau raconte s'être réfugiée avec un ami sur un terrain vague situé à une centaine de mètres d'où la manifestation dégénérait. Des bombes de gaz irritant étaient alors projetées vers les manifestants.

C'est à ce moment qu'elle aurait reçu au visage une balle de caoutchouc.

« Je ne comprenais pas ce qui se passait. J'ai senti avec ma langue qu'il y avait plein de choses qui tombaient de ma gencive. J'ai eu très peur, et c'est quelques instants après que nous avons appelé les ambulanciers », a raconté Mme Laliberté-Martineau à La Presse, qui affirme avoir perdu six dents lors de cet incident.

La jeune dame a été transportée à l'hôpital d'Arthabaska, puis transférée dans un centre hospitalier de Québec, où elle aurait subi une intervention chirurgicale d'urgence.

Les mois qui ont suivi ont été pénibles, a expliqué Mme Laliberté-Martineau. Athlète universitaire au rugby, elle a été forcée de prendre une longue pause d'entraînement. Elle suit aujourd'hui un traitement en orthodontie.

« [Ma cliente] ne rencontrait d'aucune façon les critères pour qu'on se serve d'une arme d'impact contre elle. Les policiers ont tiré 33 balles comme ça, dont 9 dont on ne sait pas si elles ont pu atteindre leur cible. C'est une de ces balles qui l'a frappé », estime son avocat, Me Jean-Pierre Ménard.

La Sûreté du Québec a refusé de commenter ce dossier, puisqu'il est présentement devant les tribunaux. Le procureur général du Québec, qui représente les autorités policières dans cette affaire, s'est aussi refusé à tout commentaire.

Un échéancier des procédures judiciaires devrait être établi sous peu. Un procès pourrait avoir lieu d'ici deux ans.




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