Aucun groupe social ne sera de l'enquête Villanueva

Fredy Villanueva a été abattu par la police... (Photo: André Tremblay, Archives La Presse)

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Fredy Villanueva a été abattu par la police dans un parc de Montréal-Nord en août 2008.

Photo: André Tremblay, Archives La Presse

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Bernard Barbeau
La Presse Canadienne
Montréal

Les deux seuls groupes qui restaient parmi ceux de la société civile qui avaient obtenu du coroner ad hoc Robert Sansfaçon le statut de personne intéressée, ont fait savoir au cours des dernières heures qu'ils ne participeraient pas eux non plus à son enquête sur l'affaire Villanueva.

Tous les organismes qui avaient demandé à participer aux travaux se sont donc maintenant publiquement désistés. Toutefois, le Bureau du coroner n'a encore reçu aucun avis formel.

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) a annoncé vendredi qu'elle se retirait de l'enquête censée faire, à partir de lundi prochain, toute la lumière sur l'épisode au cours duquel le jeune Fredy Villanueva a été tué par un policier, le 9 août dernier, dans un parc de Montréal-Nord.

Le Mouvement solidarité Montréal-Nord (MSMN) avait fait de même jeudi soir, se gardant toutefois une porte entrouverte en réclamant un improbable virage à 180 degrés du gouvernement du Québec.

Les deux organisations ont notamment déploré le refus de Québec de payer les frais juridiques de tous les individus directement impliqués dans le drame.

A l'instar de nombreux autres groupes, le MSMN aurait aussi souhaité que l'enquête puisse aborder «sans détour et de façon non équivoque» le contexte social qui prévalait à Montréal-Nord au moment du drame.

«Si on veut donner à notre communauté l'occasion de réellement passer à autre chose, il y a tout d'abord nécessité qu'on fasse ici toute la lumière sur cette affaire», fait valoir le Mouvement dans un communiqué. Il ajoute que si on ne tient pas compte de ce contexte social, «il devient impossible de comprendre les motivations et les comportements» des acteurs de l'événement.

Si le MSMN n'adresse de reproche ni au juge Sansfaçon ni à son équipe, remettant plutôt en question «le carcan dans lequel le ministre de la Sécurité publique du Québec (Jacques Dupuis) les contraint d'agir», la CRAP n'a pas hésité à accuser le magistrat de partialité.

«Nous éprouvons des difficultés à nous défaire de la désagréable impression que vous êtes animé d'un parti pris en faveur de la police, lance la CRAP dans une lettre envoyée à Robert Sansfaçon. Ce sentiment, ajouté au problème d'équité procédurale qui mine l'enquête rend impossible notre participation.»

Son porte-parole, Alexandre Popovic, a aussi dénoncé la date tardive - le 4 mai - à laquelle la Coalition a été désignée personne intéressée.

«C'est impossible, dans ces circonstances-là, d'être au même niveau que les avocats des policiers, a-t-il déclaré vendredi en point de presse devant le Palais de justice de Montréal. Ca fait des mois qu'ils ont accès à la preuve, ça fait des mois qu'ils se préparent.»

«Participer à ça, cela reviendrait à cautionner une mascarade», a tranché M. Popovic.

Le MSMN a également cette impression.

«Il importe que les membres de notre communauté n'aient pas l'impression que les dés sont pipés, affirme l'organisme. Malheureusement, la position tenue jusqu'ici par le ministre de la Sécurité publique a eu pour effet d'engendrer une telle perception.»




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