L'accusation de corruption contre Tony Accurso retirée

Tony Accurso... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Tony Accurso

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

L'accusation de corruption qui pesait contre l'entrepreneur Tony Accurso dans le dossier de partage de contrats municipaux de Mascouche a été retirée, mercredi après-midi, par la Cour supérieure.

En début d'audience, le juge James Brunton s'est adressé aux membres du jury: «Vous n'avez plus à vous pencher sur le premier chef d'accusation. [...] Ça n'a aucune pertinence sur le travail que vous avez à faire.»

Ainsi, le chef de tentative de corruption a été retiré. Seul celui d'abus de confiance a été maintenu contre M. Accurso.

L'homme d'affaires faisait déjà face à des accusations réduites.

Présentation de la défense 

Après ces explications, le juge Brunton a invité l'avocat de M. Accurso, Marc Labelle, à faire la présentation de sa preuve aux membres du jury; la poursuite a clôturé la sienne vendredi dernier.

Selon Me Labelle, Tony Accurso a bel et bien remis un chèque de 300 000 $ à l'ancien maire de Mascouche, Richard Marcotte, via une entreprise étrangère, ce que la poursuite a exposé la semaine dernière. Il ne s'agissait toutefois pas d'un pot-de-vin mais plutôt d'un prêt pour permettre à M. Marcotte d'investir dans l'immobilier, a-t-il dit.

L'argent a transité par Verona Equities Corp. à la demande de M. Marcotte, a ajouté Me Labelle. «C'était un prêt pour faire de l'immobilier», a-t-il souligné. 

Ce dernier a expliqué que Richard Marcotte, décédé en 2016, était un ami de son client depuis les années 80. C'est donc par amitié et non pas pour influencer le maire pour tenter d'obtenir des contrats municipaux qu'il lui a prêté 300 000 $ et qu'il l'a invité sur son bateau, le Touch.

Me Labelle a également spécifié que «dans l'univers de l'époque de M. Accurso, une somme de 300 000 $ n'avait pas la même valeur que pour le commun des mortels». De plus, les contrats obtenus par les entreprises de Tony Accurso de la part de Mascouche étaient «petits» pour l'empire de l'entrepreneur, a ajouté Me Labelle.

Six témoins seront entendus à la défense de M. Accurso, dont l'accusé lui-même. La première personne à se présenter à la barre des témoins est Luc Bialowas, chef de chantier pour les agrandissements des usines d'eau.




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