Six ans de prison pour une agression sexuelle «sauvage»

Crâne rasé et barbe courte, Moussa Ouassel est... (PHOTO COURTOISIE)

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Crâne rasé et barbe courte, Moussa Ouassel est resté imperturbable dans le box des accusés, même pendant que la juge Di Lallo lisait de longs passables des lettres lues par les victimes pendant les observations sur la peine.

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Un violeur accusé d'avoir traîné une inconnue de 18 ans dans un terrain boisé pour «sauvagement» l'agresser sexuellement a été condamné vendredi à une peine de six ans d'emprisonnement. Le crime commis par Moussa Ouassel en avril 2014 est «complètement gratuit» et d'une «violence évidente», selon la juge Marie-Josée Di Lallo.

Cette nuit-là, la victime et son copain, tous deux âgés de 18 ans, sortent d'un bar du quartier Ahuntsic à Montréal. Le couple s'embrasse dans un parc, lorsque Moussa Ouassel arrive de nulle part pour les attaquer. Il frappe l'homme si fort qu'il perd conscience sur le coup. Puis, il traîne la jeune femme jusqu'à un boisé.

Terrorisée, elle obtempère aux ordres de son agresseur. Elle craint alors qu'il ait tué son copain. Derrière un arbre, Moussa Ouassel la force à lui faire une fellation, puis la pénètre violemment. Il lui redonne ensuite ses vêtements et lui laisse un billet de 20 $ avant de partir.

L'homme de 30 ans a été arrêté en septembre 2014 à son retour d'Algérie pour se marier avec une femme. Détenu depuis, il a plaidé coupable à des accusations de voies de fait graves et d'agression sexuelle en février dernier. La Couronne demandait sept ans de détention, contre environ 4 ans et demi pour la défense. Sur sa peine de 6 ans, il lui reste seulement 15 mois à purger en tenant compte des trois années passées en détention préventive.

Crâne rasé et barbe courte, Moussa Ouassel est resté imperturbable dans le box des accusés, même pendant que la juge Di Lallo lisait de longs passables des lettres lues par les victimes pendant les observations sur la peine. «L'agression sexuelle est une sentence à vie, je ne peux rien y faire, on a décidé pour moi», disait la jeune femme. Non seulement elle souffre depuis d'un trouble post-traumatique, mais elle a perdu son emploi et abandonné l'école à la suite de l'agression.

«Même éveillée, je revis constamment mon agression par des flashbacks, j'ai peur d'être seule avec moi-même. Je suis fatiguée, confuse, vulnérable et extrêmement anxieuse. J'ai des troubles de mémoire, des colères explosives, je ne me reconnais plus. Je suis en état de choc. J'ai peur des stationnements, des hommes, des relations, des ambulances. Mes peurs sont incontrôlables, j'éclate en larmes, je sursaute, je suis extrêmement nerveuse, mon quotidien est pénible, je ne me sens plus en sécurité, je suis terrifié.»

Selon le rapport des experts, Moussa Ouassel manifeste une «hostilité envers les femmes» et démontre une «impulsivité marquée». Néanmoins, il fait preuve d'une «empathie adéquate» envers les victimes et manifeste des remords par rapport à ses gestes. La juge a aussi pris en considération comme facteurs atténuants son plaidoyer et son absence d'antécédents en matière d'agression sexuelle.

Notons que Moussa Ouassel a notamment été condamné pour possession d'arme à feu prohibée avec des munitions et agression armée dans les dernières années.




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