Retour en cour pour le jeune couple de Montréal accusé de terrorisme

Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali sont détenus... (PHOTO Martin Chamberland, archives LA PRESSE)

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Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali sont détenus depuis deux ans en attente de leur procès qui devrait avoir lieu cet automne.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Deux jeunes cégépiens de Montréal accusés de terrorisme, Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, étaient de retour au palais de justice de Montréal, mercredi, afin de préparer leur défense commune.

Le juge Marc David, de la Cour supérieure, a mis à leur disposition une salle du palais de justice pour une session de travail.

Les services correctionnels ne peuvent fournir de salle quand il s'agit d'un accusé homme et d'un accusé qui est une femme, a précisé l'avocate de la poursuite, Lyne Décarie.

Mercredi, les coaccusés, qui étaient étudiants au Collège de Maisonneuve à Montréal au moment de leur arrestation en 2015, ont été emmenés menottés dans la salle de cour et ne se sont pas regardés.

Sabrine Djermane, âgée de 21 ans, soigneusement maquillée et coiffée, a regardé droit devant elle durant la portion se déroulant devant le juge, tandis que El Mahdi Jamali, 20 ans, vêtu d'une chemise à carreaux, cheveux et barbe courts, baissait la tête à l'occasion.

Le public et les médias n'étaient pas admis lors de la session de travail.

Les accusés sont aussi dans l'attente d'un jugement sur leur requête pour séparation des chefs d'accusation. La Couronne s'est opposée à la demande.

S'ils l'obtiennent, il y aura deux procès: un sur l'infraction de tenter de quitter le pays en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger et un autre pour les infractions de possession d'une substance explosive dans un but criminel, d'avoir facilité un acte terroriste, et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste.

Ils avaient plaidé non coupable, le 20 avril 2015, à tous les chefs d'accusation.

Les deux jeunes, qui entretenaient une relation amoureuse, avaient été arrêtés le 14 avril 2015 par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) «par mesure préventive». Les autorités craignaient qu'ils ne commettent un crime de nature terroriste.

La Couronne avait finalement décidé, six jours plus tard, de porter quatre accusations criminelles contre les deux étudiants qui, s'ils sont reconnus coupables, risquent la prison à vie.

Ils seront de retour en cour le 5 juillet pour la suite des discussions et de la préparation en vue du procès.




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