Le chef de gang Jean-Philippe Célestin, accusé de gangstérisme, plaide coupable

Jean-Philippe Célestin... (Photo fournie par le SPVM)

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Jean-Philippe Célestin

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Daniel Renaud
La Presse

Le chef de gang Jean-Philippe Célestin, arrêté et détenu depuis le démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants en mars 2015, a plaidé coupable à une accusation de gangstérisme et à quatre autres chefs relatifs au trafic de stupéfiants et d'argent, hier matin, au palais de justice de Montréal. Ce n'est toutefois que l'hiver prochain que l'on connaîtra la sentence que recevra l'homme de 37 ans.

Selon un résumé des faits lu par la procureure de la poursuite, MNadia Bérubé, Célestin était à la tête d'un réseau de trafic de divers stupéfiants qui sévissait au centre-ville de Montréal et qui pouvait écouler jusqu'à quatre onces de cocaïne par semaine. Les trafiquants avaient des numéros de téléphones cellulaires sur lesquels les clients les appelaient et prenaient rendez-vous. Lorsqu'il a été arrêté, Célestin avait sur lui trois téléphones cellulaires et un téléavertisseur.

Durant l'enquête, baptisée Novas, les enquêteurs de la défunte escouade des stupéfiants de la région Nord du SPVM avaient utilisé l'écoute électronique et intercepté plusieurs conversations entre Célestin et ses employés. Ils ont également fait une entrée subreptice dans un logement de la rue Saint-Dominique où ils ont trouvé plus de six grammes d'héroïne et des billets marqués donnés aux vendeurs par un agent double de la police, dans le cadre de plusieurs achats contrôlés.

Lors de l'enquête sur remise en liberté de coaccusés de Célestin, un enquêteur, Sébastien Létourneau, avait raconté que le groupe, identifié au gang des K-Crew, aurait eu un chiffre d'affaires de plus de 1,2 million par an. « C'était la ligne principale de vente de cocaïne pour le centre-ville de Montréal », avait-il dit.

Il avait également expliqué que Jean-Philippe Célestin et ses complices se rencontraient toujours dans un bar de la rue Prince-Arthur, qu'ils surnommaient le « bureau », pour discuter des activités de leur réseau qu'ils avaient baptisé « la compagnie ».

Ils avaient établi leur quartier général dans un hôtel où ils louaient quotidiennement une chambre, pour une facture totale de 60 000 $ par an. Deux complices vivaient sur place, recevant les commandes et préparant la cocaïne.

MAGOT-MASTIFF

Fait à noter, MBérubé a assuré que même si des conversations impliquant Célestin ont aussi été interceptées durant l'enquête Magot-Mastiff, qui a décapité le crime organisé montréalais le 19 novembre 2015, il ne fera pas l'objet de futures accusations dans le cadre de cette affaire.

À ces mots, Célestin a, fidèle à lui-même, affiché un large sourire qu'il a tenu à partager avec le représentant de La Presse.

Deux de ses lieutenants arrêtés dans l'enquête Novas, Jean-François Lapointe, 34 ans, et Brayan Christian Suarez Pena, 27 ans, ont eux aussi plaidé coupable à des chefs de trafic de stupéfiants et recevront leur sentence en septembre prochain. Lapointe était le responsable des vendeurs de l'organisation, et Suarez Pena approvisionnait en cocaïne les responsables des équipes de vendeurs.

Deux autres membres du groupe, qui étaient en liberté provisoire, ont plaidé coupable : Guillaume Routhier-Ouellet à une douzaine de chefs de trafic d'héroïne, et Timothy Glaser, à trois accusations de trafic d'héroïne. Ils recevront leur sentence plus tard.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, ou écrivez à renaud@lapresse.ca ou à l'adresse postale de La Presse.




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