Meurtre non prémédité de son voisin: la Couronne demande 17 ans

Amalan Thandapanithesigar... (Photo fournie par la police)

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Amalan Thandapanithesigar

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Pour avoir tué son voisin à coups de couteau, en juin 2014, Amalan Thandapanithesigar devrait purger au moins 17 ans de pénitencier avant de devenir admissible à une libération conditionnelle, propose la Couronne.

« Il a tué un père de trois enfants. Après le meurtre, il est allé calmement acheter de la bière et l'a bue. Il y a absence de remords et d'empathie. Son seul facteur atténuant, c'est qu'il n'avait pas d'antécédent judiciaire », a fait valoir le procureur de la Couronne Dennis Galiatsatos, lundi, lors des représentations sur la peine à imposer à l'homme de 37 ans. Au terme de son procès, il y a quelques semaines, le jury l'avait déclaré coupable du meurtre non prémédité d'un compatriote du Sri Lanka, réfugié comme lui, Jeyarason Manikarasa. M. Thandapanithesigar croyait que l'autre tournait autour de sa femme. Le soir du 23 juin 2014, l'accusé a poignardé M. Manikarasa dans une ruelle de Côte-des-Neiges, tout près de leurs domiciles respectifs. Le pathologiste a dénombré six blessures, dont trois dans le dos.

M. Thandapanithesigar écope automatiquement la prison à vie, mais il revient au juge de fixer la période qu'il devra obligatoirement purger en prison avant d'être admissible à une libération conditionnelle. Me Élise Pinsonneault, qui représente l'accusé, estime pour sa part que c'est un cas qui mérite d'avoir le minimum à purger, soit dix ans. « Il a manifesté des remords en 2015, avant le procès. Ce n'est pas un meurtrier de sang-froid [cold blood muderer] qui est allé savourer son crime en prenant une bière », a-t-elle dit. « Il a tout laissé ça là », a-t-elle ajouté en faisant allusion au couteau utilisé comme arme, ainsi qu'à l'examen de conduite de sa femme. Il faut y aller avec la logique. »

Des pleurs

M. Thandapanithesigar a témoigné en pleurant, lundi. Il a demandé pardon à la famille de la victime, a dit que son geste le hantait et qu'il regrettait amèrement. Son épouse, Reka Amalan, a témoigné à l'effet qu'il était un bon père et un bon mari, et que c'était très difficile sans lui.

La fille de la victime a aussi témoigné de la peine que vit la famille depuis la mort soudaine de leur père. « C'est un cauchemar, c'était un homme généreux qui aidait les autres et qui s'impliquait beaucoup avec nous », a-t-elle dit notamment.

Le juge Jean-François Buffoni rendra sa décision le 21 juin.




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