Meurtre de Pina Rizzi: «Je l'ai achevée avec une brique», a confié l'accusé

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Après avoir nié pendant des heures son implication dans le meurtre de Pina Rizzi, Jean-Philippe Tremblay a admis qu'il l'avait frappée plusieurs fois avec un bâton, et qu'il l'avait « achevée avec une brique », ce fameux matin du 2 août 2009. Le motif change au fil des versions de l'accusé.

C'est, entre autres, ce qui se dégage de la fin du long interrogatoire qui a été présenté, hier, au jury chargé de juger M. Tremblay. L'homme de 28 ans est accusé d'avoir tué avec préméditation Mme Rizzi, une maquilleuse professionnelle âgée de 47 ans. Il appert que les deux se seraient rencontrés au petit matin rue Sainte-Catherine, le 2 août 2009. Ils ont marché ensemble, et se sont rendus dans un cabanon situé dans une cour désaffectée d'un ancien commerce de la rue Notre-Dame. C'est dans ce cabanon que le corps presque nu de Mme Rizzi a été retrouvé, deux jours plus tard. Il était caché dans un tapis, qui avait brûlé en partie.

La pathologiste Caroline Tanguay est venue dire, hier, que la victime était morte de traumatismes craniocérébral, craniofacial et craniocervical. En clair, elle a eu la tête fracassée avec un ou des objets contondants. Des bouts de bois ensanglantés, avec des clous, ont été retrouvés dans le cabanon, de même qu'un gros morceau de ciment, qui était lui aussi taché de sang. 

La Dre Tanguay a signalé que le pantalon de la victime, souillé de sang, était enroulé autour de son cou. La victime affichait des plaies de défense. Son chandail et son soutien-gorge étaient remontés au-dessus de ses seins. Les expertises n'ont pas démontré qu'il y avait eu agression sexuelle.

CAMÉRA DE SURVEILLANCE

M. Tremblay a été arrêté en mars 2013, soit presque quatre ans après le meurtre. Au cours de l'interrogatoire policier, quand il s'est décidé à avouer, il a donné une version qui ne concordait pas exactement avec les preuves détenues par les enquêteurs. Il disait que Mme Rizzi l'avait tiré dans le cabanon, pour l'obliger à avoir une relation sexuelle avec elle, alors que lui ne voulait plus. Il ignorait qu'une caméra de surveillance du Port de Montréal avait capté, de loin, ce qui s'était passé à l'extérieur du cabanon. 

La caméra révèle que vers 6 h 10, Mme Rizzi quitte le cabanon avec M. Tremblay. Ils sortent du champ de la caméra. Peu de temps après, on voit M. Tremblay traîner la femme par terre et la ramener dans le cabanon. Elle a été assommée, selon ce qu'on en comprend. Elle ne ressortira plus du cabanon. M. Tremblay, pour sa part, est ressorti vers 11 h. Il est donc resté environ cinq heures avec le cadavre. Il a admis qu'il avait tenté de mettre le feu au tapis qui contenait le corps.

Le procès se poursuit la semaine prochaine.

EXTRAITS DES AVEUX DE M. TREMBLAY

  • « Elle était très frustrée que je ne puisse pas bander, parce que personnellement, je n'avais pas d'attirance sexuelle en tant que telle envers cette femme-là. Elle était jolie, mais je ne me sentais pas à l'aise... »
  • « Elle a commencé à me chanter un peu des poignées de bêtises. J'ai dit : regarde, on va s'arranger... Je ne sais pas ce qui m'a pris, je lui ai asséné un coup... »
  • « Mais j'aurais dû m'arrêter là. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai comme l'adrénaline a tombé, la peur a pogné, tout a pogné comme, bourré de vieux souvenirs qui se sont tout... Il est arrivé ce qui est arrivé. »
  • « Puis je sais très bien que devant un juge, je pourrais... comme homicide involontaire, parce que ça, on s'entend que ce n'était pas un homicide volontaire, qui était planifié... »

«Extraits des aveux de M. Tremblay

« Elle était très frustrée que je ne puisse pas bander, parce que personnellement, je n'avais pas d'attirance sexuelle en tant que telle envers cette femme-là. Elle était jolie, mais je ne me sentais pas à l'aise... »

« Elle a commencé à me chanter un peu des poignées de bêtises. J'ai dit : regarde, on va s'arranger... Je ne sais pas ce qui m'a pris, je lui ai asséné un coup... »

« Mais j'aurais dû m'arrêter là. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai comme l'adrénaline a tombé, la peur a pogné, tout a pogné comme, bourré de vieux souvenirs qui se sont tout... Il est arrivé ce qui est arrivé. »

« Puis je sais très bien que devant un juge, je pourrais... comme homicide involontaire, parce que ça, on s'entend que ce n'était pas un homicide volontaire, qui était planifié... »»





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