Meurtre de Pina Rizzi: un incendie soigneusement planifié, affirme un expert

Jean-Philippe Tremblay, qui avait 20 ans au moment des... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Jean-Philippe Tremblay, qui avait 20 ans au moment des faits, est accusé d'avoir tué avec préméditation Pina Rizzi, le 2 août 2009.

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La personne qui a mis le feu au tapis contenant le corps de Pina Rizzi en août 2009 a pris soin d'y ajouter des bouts de bois pour en faciliter l'embrasement. Mais le feu s'est éteint de lui-même, sans doute en peu de temps, car il a manqué d'air.

C'est ce qui se dégage du témoignage que l'expert en criminalistique Jean Brazeau a livré, jeudi, au procès de Jean-Philippe Tremblay. Ce dernier, qui avait 20 ans au moment des faits, est accusé d'avoir tué avec préméditation Pina Rizzi, le 2 août 2009. Le corps de la maquilleuse de stars a été découvert deux jours plus tard, dans un cabanon situé sur un terrain désaffecté derrière le 2600, rue Notre-Dame Est. Il était caché dans un tapis partiellement brûlé.

M. Brazeau a été appelé pour analyser l'aspect incendie de la scène de crime. Il a vu un tapis qui contenait le corps d'une femme avec la tête fracassée. Il n'y avait pas d'électricité dans le cabanon, et l'incendie était manifestement intentionnel. Il n'y avait cependant ni traces ni odeur d'accélérant. Il y avait un foyer d'incendie aux pieds de la victime, près du cadre de la porte du cabanon. L'expert croit que celle-ci était fermée et que ce n'était pas de bonnes conditions pour l'embrasement.

DES PHOTOS DE LA SCÈNE

Un peu plus tôt, le technicien en scène de crime Daniel Provencher a montré au jury les photos qui avaient été prises dans le cabanon et autour. Il a aussi signalé qu'une empreinte de l'accusé avait été découverte sur un papier qui se trouvait dans le cabanon. La concordance avec l'empreinte n'a cependant été établie qu'en janvier 2013.

Mme Rizzi était sortie avec une amie le soir du 1er août et la soirée s'était poursuivie dans la nuit du 2. Mme Rizzi, qui voulait continuer à faire la fête, voulait aller dans un « after hour », tandis que son amie ne voulait pas. Mme Rizzi était partie du bar avec trois hommes qu'elle venait de rencontrer.

La théorie de la Couronne est que, au petit matin, Mme Rizzi aurait croisé le chemin de l'accusé, qu'ils auraient marché ensemble et seraient entrés dans le cabanon en question. Mme Rizzi n'en est pas sortie vivante.

Le procès de M. Tremblay se poursuit mardi prochain.




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