Début du procès d'une douanière pour l'importation de cocaïne

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Stefanie McClelland (au centre) est accusée de contrebande, d'importation de 182 kg de cocaïne et d'abus de confiance.

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Daniel Renaud
La Presse

Le 2 décembre 2014, à 14 h, une douanière entame son quart de travail à la guérite Nexus du poste frontalier de Lacolle. Moins de sept minutes plus tard, une camionnette BMW avec deux occupants qui ne sont pas membres Nexus, change de voie, s'arrête à cette même guérite durant à peine 36 secondes, puis repart. Quelques minutes plus tard, le véhicule est intercepté sur l'autoroute 15 en direction de Montréal. À bord, il y a 182 kg de cocaïne d'une valeur de 6 à 10 millions de dollars sur le marché noir.

C'est la trame qu'ont entendue jusqu'à maintenant les sept femmes et cinq hommes du jury au premier jour du procès de Stefanie McClelland, qui se déroule au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu. La femme, qui aura 40 ans dans quelques jours, est accusée de contrebande, d'importation de 182 kg de cocaïne et d'abus de confiance.

La douanière a été arrêtée le jour même de la saisie, en même temps que les deux occupants du véhicule, Gregory Singh et Ariane Desgroseillers-Lafrance.

Interrogé par le procureur de la poursuite fédérale, Me Martin Sauvageau, le témoin et agent de renseignements de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), Éric Martineau, a raconté aux jurés que Singh, Desgroseillers-Lafrance et leur véhicule faisaient déjà l'objet, avant d'entrer au pays, d'un avis de guet - une note de surveillance avec alerte - dans les ordinateurs de tous les douaniers.

UN VÉHICULE LOUÉ

« Les individus à bord étaient soupçonnés de faire partie d'une organisation qui faisait du transport de drogue au Canada », a expliqué M. Martineau.

Le véhicule avait été loué au Québec le 22 novembre 2014. Le même jour, Singh et Desgroseillers-Lafrance sont entrés aux États-Unis. La location devait se terminer le 29, mais elle a été prolongée jusqu'au 2 décembre.

Lors de l'interception, quatre appareils de marques Samsung, BlackBerry et iPhone ont été retrouvés dans la camionnette BMW. Pour sa part, Mme McClelland avait deux téléphones sur elle lors de son arrestation. La poursuite a fait sortir un historique des appels entre les appareils de l'accusée, ceux de Gregory Singh et d'un autre cellulaire Telus activé le 4 novembre 2014 et prépayé au nom d'un certain Roger Moore, à l'adresse 123 Montréal, code postal H1H 1H1.

En contre-interrogatoire du témoin Martineau, un des avocats de Mme McClelland, Me Gregoire Freund, l'a questionné sur la fiabilité du système d'avis de guet et sur la qualité des alertes qui sont envoyées en cas de recoupage. Il a aussi demandé au témoin si l'avis de guet a également concerné un certain Soninder Dhingra.

BANQUE DE DONNÉES

Sans que l'on sache encore trop pourquoi, le jury a appris que Mme McClelland a effectué une recherche dans la banque de données RIF de l'Agence des services frontaliers trois ans et demi avant les événements, le 14 avril 2011.

Le procès, qui est présidé par le juge André Vincent, de la Cour supérieure, se poursuit ce matin avec notamment les témoignages d'autres employés de l'ASFC. Il devrait durer environ deux semaines. L'enquête a été menée par la Gendarmerie royale du Canada.

***

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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