L'agent de la GRC qui a torturé son fils souffrait de stress post-traumatique

L'ancien agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a gardé son fils... (Photo Archives Le Droit)

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne
OTTAWA

L'ancien agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a gardé son fils captif dans le sous-sol de la maison familiale pour le torturer et commettre des agressions sexuelles à son endroit souffrait d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT), a révélé à la cour une psychiatre médico-légale, mercredi.

Lors de l'audience de détermination de la peine, la docteure Helen Ward a mentionné que l'ancien officier aurait dû réclamer de l'aide pour traiter son TSPT et sa dépression, mais qu'il ne l'a pas fait parce qu'il croyait que tout le monde avait tort sauf lui.

L'homme - qui ne peut être nommé pour protéger l'identité de son fils - est resté silencieux dans la salle d'audience pendant la première journée complète de témoignages pour l'audience de détermination de la peine.

En novembre, il avait été reconnu coupable de voies de fait graves, d'agression sexuelle causant des lésions corporelles, de séquestration et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à l'existence.

Il avait été arrêté en février 2013 après que son fils de 11 ans eut été trouvé errant dans le jardin d'un voisin à la recherche d'eau.

D'après les témoignages entendus lors du procès, le garçon a été pratiquement affamé à mort durant sa captivité, au cours de laquelle il était enchaîné et menotté, souvent nu, dans le sous-sol non fini de sa résidence de la région d'Ottawa.

La docteure Ward, une témoin de la défense, a précisé que l'ancien agent de l'unité antiterroriste souffrait d'un «TSPT chronique et sévère», mais que les symptômes «fluctuaient avec le temps». Cette évaluation psychiatrique avait été ordonnée par la cour.

Elle a déclaré qu'il «revivait» des comportements auxquels il avait été exposé lorsqu'il était enfant, ce qui incluait des retours en arrière («flashbacks»), du désespoir et par moments, une négation de ses propres gestes.

Pendant le procès, l'accusé avait expliqué qu'il avait subi des agressions lorsqu'il était enfant et qu'il avait grandi dans un pays en guerre, le Liban.

La cour avait également entendu l'homme parler du «diable» en se référant à son fils, alors qu'il expliquait sa grande inquiétude de voir le garçon devenir un prédateur sexuel à l'âge adulte.

«Je crois qu'il y a un lien entre ce que (l'agent) a vécu (dans sa jeunesse) et comment il percevait son fils», a déclaré Mme Ward.

«Il avait clairement une vision déformée de son fils.»

Mme Ward a toutefois ajouté que l'agent de la GRC aurait pu demander de l'aide, mais qu'il ne l'avait pas fait en raison de sa personnalité narcissique.

L'ex-femme de l'accusé - qui avait adopté le garçon après la mort de la mère de celui-ci en 2009 - a également été trouvée coupable, en novembre, de voies de fait armées et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à l'existence.




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