Faubourg Contrecoeur: une enquête s'intéresserait aux tributs à la mafia et à l'immobilier

L'ancien président du comité exécutif de la Ville... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, Archives LA PRESSE)

Agrandir

L'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, Archives LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Des transactions immobilières irrégulières dans Rivière-des-Prairies et les redevances qu'aurait perçues la mafia italienne pour des contrats d'infrastructures à Montréal seraient au coeur de l'enquête policière baptisée Contour, a appris La Presse.

L'ancien entrepreneur Nicolo Milioto... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse) - image 1.0

Agrandir

L'ancien entrepreneur Nicolo Milioto

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

Cette enquête a été évoquée pour la première fois la semaine dernière pendant les procédures dans le procès du Faubourg Contrecoeur. C'est l'Escouade de protection de l'intégrité municipale (EPIM), qui relève du Service de police de la Ville de Montréal et qui travaille en partenariat avec l'Unité permanente anticorruption (UPAC), qui a ouvert cette enquête.

L'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, accusé de fraude dans le Faubourg Contrecoeur, serait visé dans Contour. De même, l'ancien entrepreneur Nicolo Milioto serait un sujet d'intérêt pour la police.

Lors de ses audiences publiques, la commission Charbonneau (CEIC) avait identifié M. Milioto comme l'intermédiaire entre les têtes dirigeantes de la mafia et l'industrie de la construction. Une commission entre 2 et 5 % de la valeur des contrats d'infrastructures octroyés par Montréal aurait été versée à M. Milioto qui la remettait à son supérieur hiérarchique au sein du clan Rizzuto. Des vidéos provenant de l'enquête antimafia Colisée laissaient voir M. Milioto recevoir et distribuer de l'argent au Consenza, le quartier général de la mafia italienne.

DIVULGATION DE LA PREUVE

Le nom de l'enquête Contour a surgi lors des débats au procès du Faubourg Contrecoeur dont les travaux doivent se poursuivre lundi prochain concernant une requête en divulgation de la preuve.

Vendredi dernier, le juge Yvan Poulin a ordonné la divulgation des communications interceptées par écoute électronique de quatre des accusés avec leur avocat respectif.

La Couronne avait admis que plusieurs conversations interceptées avaient pu être accessibles aux policiers.

Les communications concernent M. Zampino, l'entrepreneur Paolo Catania et un de ses anciens employés, Pascal Patrice, ainsi que l'ex-collecteur de fonds d'Union Montréal, Bernard Trépanier. Elles ont été interceptées à l'été 2015 alors que l'UPAC multipliait les perquisitions dans le cadre de l'enquête Fronde (compteurs d'eau, championnats de la FINA et financement d'Union Montréal, entre autres volets).

Bien que certains dossiers analysés par les enquêtes Contour et Fronde semblent se recouper, il s'agit de deux enquêtes policières distinctes. Elles partagent toutefois avec le projet Faufil (enquête ayant mené au procès du Faubourg Contrecoeur) le fait de viser les mêmes personnes, dont Frank Zampino et Bernard Trépanier.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer