Un voleur récidiviste déclaré délinquant dangereux

Un voleur récidiviste qui assurait vouloir changer n'a pas réussi à convaincre... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un voleur récidiviste qui assurait vouloir changer n'a pas réussi à convaincre la Cour que ses actes suivraient véritablement ses paroles. Raynald Leblanc, 44 ans, a été déclaré délinquant dangereux, jeudi, à Montréal.

En rendant sa décision, la juge Silvie Kovacevich a dit que le tribunal se trouvait devant « une lueur d'étincelle d'espoir », dans le cas de M. Leblanc. Ce sera à lui de démontrer qu'il peut changer, mais ses efforts devront se faire en prison. L'étiquette de délinquant dangereux vaut à M. Leblanc une peine de prison sans limites de temps. Son cas sera évalué par les Services correctionnels une fois qu'il aura purgé sept ans de prison (l'an prochain dans son cas), et aux deux ans par la suite. Il pourrait ne jamais sortir de prison, s'il ne s'amende pas.

M. Leblanc a un long passé criminel. La dernière fois qu'il s'est fait arrêter, c'était en décembre 2011, après avoir commis sept vols qualifiés dans des commerces de Montréal, la plupart du temps à la pointe d'une fausse arme et à l'aide de complices. M. Leblanc ne se considère pas comme un homme violent, car il n'a jamais frappé ses victimes, ni personne d'ailleurs, assure-t-il.  Il était même assez poli pendant ses vols. Avec le temps, dans le cadre des présentes procédures, il a fini par reconnaître que les vols qu'il a commis sont de la violence, qui ont eu un impact sur les victimes.

Alcool et drogue

M. Leblanc a un gros problème d'alcool et de drogue, notamment une dépendance à l'héroïne et au cannabis. Il volait pour s'en procurer. Selon la psychiatre qui l'a évalué, il a un trouble de la personnalité et un trouble d'adaptation. La juge a aussi parlé de narcissisme et de risques élevés de récidive. Même l'expert retenu par la défense estime que M. Leblanc aura besoin de longues thérapies. Il a toutefois noté que M. Leblanc ne s'était pas livré à des agressions directes et qu'il n'était pas un sadique qui prenait plaisir à faire du mal.

Violon retrouvé

Jeudi, après le prononcé de la peine, M. Leblanc a réglé un dernier dossier en plaidant coupable au vol d'un violon de grand prix, commis en 1998. Il s'était emparé de l'instrument qui était dans une voiture stationnée dans le quartier Hochelaga Maisonneuve. Leblanc avait ensuite vendu le violon, une copie d'un Stradivarius, pour 1000 $, alors qu'il en valait des dizaines de milliers. Le propriétaire du violon a fini par récupérer l'instrument, en 2014. La Couronne a fait valoir que le violon valait 60 000 $ aujourd'hui.

« Je veux m'excuser au propriétaire du violon, a dit M. Leblanc, jeudi, du box des accusés. Si j'avais su sa valeur, je ne pense pas que je l'aurais pris. »




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