Ismael Habib disait faire partie du groupe armé État islamique

Ismael Habib... (Photo Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Ismael Habib

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Le suspect de terrorisme Ismael Habib avait confié à un agent d'infiltration de la GRC qu'il souhaitait partir en Syrie et qu'il faisait partie du groupe armé État islamique.

C'est ce qui ressort du témoignage de l'agent en question ce matin au palais de justice de Montréal dans le cadre du procès de l'homme de 29 ans.

«Il m'a indiqué qu'il voulait partir. J'ai demandé où. Il a dit la Syrie. J'ai demandé s'il faisait partie d'un groupe. Il a dit oui. J'ai demandé lequel? Il a répondu l'État islamique», a raconté le policier, caché derrière des paravents dans la salle de cours parce que son identité doit être protégée.

Dans le cadre d'une enquête policière aux multiples scénarios, l'agent jouait le rôle du patron d'une organisation criminelle de passeurs illégaux et de fabrication de faux passeports.

À la fin de l'année 2015, l'homme a offert du travail à Habib. Ils ont eu plusieurs conversations, parfois au téléphone, d'autres en personne, dans des restaurants, des stationnements publics et un appartement de la région de Montréal. 

C'est lors d'un repas au restaurant qu'Ismael Habib aurait fait part de son désir de se rendre en Syrie. Il aurait aussi confié à l'agent y avoir déjà passé trois mois quelques années avant, ajoutant que sa femme et ses deux enfants se trouvaient actuellement dans ce pays.

Durant une autre rencontre, cette fois dans le stationnement d'un magasin Réno-Dépôt de Pointe-Claire, l'accusé a dit qu'il connaissait «des personnes», qui aimeraient mettre la main sur un passeport. Le policier venait de montrer à Habib un passeport falsifié caché dans une boite de sandales neuves, qualifiant le faussaire de «Picasso». «Il m'a demandé combien ça coutait», a témoigné l'agent, spécifiant que le jeune homme avait lancé le chiffre de 5000 $.

Quelques jours plus tard, le filet se resserrait encore un peu. L'agent d'infiltration, avec pour mission de «montrer ce que son organisation pouvait faire», permettait à Habib d'assister au départ illégal d'un homme muni d'un faux passeport par bateau au port de Montréal.

L'accusé avait pour tâche de s'assurer que la voiture transportant l'homme entrait sans embuche dans la zone portuaire et d'en avertir le patron. «C'était assez impressionnant. Il y avait un gros porte-conteneur avec toutes les lumières allumées», a raconté le policier.

«Après l'opération, Habib avait l'air "énervé" et "content"».

Plus tôt cette semaine, il a été révélé que Habib était, sans le savoir, entouré par des agents d'infiltration de la GRC qui se sont immiscée dans plusieurs pans de sa vie dans les mois précédents son arrestation. Au moins six agents d'infiltration faisaient partie de son entourage.

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