Un mafioso condamné à 32 mois pour possession d'arme

Danny De Gregorio... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Danny De Gregorio

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Daniel Renaud
La Presse

La Poursuite réclamait entre 42 et 48 mois de pénitencier pour Danny De Gregorio. La défense, entre 12 et 18 mois de prison. La juge Nathalie Fafard de la Cour du Québec a opté pour la dissuasion cet après-midi et condamné l'homme de 48 ans, considéré par la police comme un lieutenant de la mafia montréalaise, à 32 mois (deux ans et huit mois) de pénitencier.

En entendant la sentence, le condamné, qui était arrivé au Palais de justice de Montréal en joggant et qui portait un survêtement de sport et un coupe-vent, n'a pu réprimer sa déception. Tout comme son avocate, Me Debora De Thomasis qui évoque déjà la possibilité d'aller en appel de la sentence. Immédiatement après avoir essuyé le choc, De Gregorio a été menotté par les constables spéciaux et assis dans le box des accusés.

Danny De Gregorio, alias «Danny Arm», a été arrêté en février 2011 par les policiers de la Division du Crime organisé de la police de Montréal. Dans son véhicule, les limiers ont trouvé un pistolet de calibre 9mm dont le numéro de série avait été oblitéré, avec une balle dans la chambre et 13 projectiles dans le chargeur. Ils ont aussi trouvé une veste anti-balles, cinq téléphones cellulaires et deux couteaux.

En juin 2009, De Gregorio a été victime d'une spectaculaire tentative de meurtre alors qu'il sortait d'une salle de gym du quartier Saint-Léonard. Pour sa défense, il a notamment dit avoir acheté cette arme pour se protéger, mais l'argument n'a pas porté.

«Si l'attentat dont l'accusé a été victime en 2009 en lien avec cette appartenance est bel et bien réel, cela ne peut le justifier d'avoir à portée de main dans son véhicule une arme de poing chargée prête à être utilisée, sans égard au danger que cela représente pour le public. L'oubli de l'arme dans la console de la voiture, alors qu'un gilet pare-balles est placé bien en évidence sur le siège, est fort peu crédible et dénote une banalisation de la situation».

«Est-il nécessaire de rappeler qu'une arme de poing ne peut servir qu'à menacer, qu'à blesser, au pire à tuer, et que la possession d'une telle arme sous prétexte d'assurer sa protection personnelle ne peut être tolérée. Ce comportement ne correspond d'aucune façon aux valeurs de notre société et doit être vivement dénoncé», écrit notamment la juge Fafard dans sa décision.

Malgré ses liens avec le crime organisé, c'est la première fois que De Gregorio est condamné à la prison. Il a des antécédents de taxes impayées et de recel qui datent de 1992, 1993 et 1998 mais il avait été condamné à des amendes.

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Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse poste de La Presse.

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