Cadavre enterré : un menteur comme témoin, soumet la défense

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John Boulachanis

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Max admet que dans le passé, il a souvent raconté des mensonges, et parfois même sous serment, au sujet du meurtre de Robert Tanguay. Mais il jure qu'il dit la vérité quand il affirme que ce n'est pas lui qui a tiré, ce fameux soir du 9 août 1997.

«C'est John Boulachanis qui a tiré sur Robert Tanguay», a maintenu Max, mercredi, alors qu'il était contre-interrogé de façon très pointue par Me Marc Labelle, au procès de John Boulachanis. Ce dernier est accusé du meurtre prémédité de M. Tanguay, dont le corps a été découvert dans une sablière de Rigaud en 2001, quatre ans après sa disparition.

Max, lui, a été arrêté en 2001 pour ce crime. Et il a fini par plaider coupable à une accusation d'homicide involontaire, pour laquelle il a écopé douze ans de prison. Il est sorti de prison en 2008. 

Selon sa version, John Boulachanis, Jean et lui-même ont attiré M. Tanguay dans le «pit à sable», car celui-ci menaçait d'aller dénoncer leurs combines de vols d'autos à la police. Les trois comparses avaient préalablement creusé un trou dans le «pit à sable.» 

Max affirme qu'il pensait qu'on allait «seulement faire peur à Tanguay», ce fameux soir. 

Comment peut-il prétendre cela, alors qu'il avait aidé à creuser préalablement la tombe de Tanguay, volé de la chaux pour décomposer son cadavre, et vu de ses yeux la mitraillette qui servirait à l'abattre, a fait valoir Me Labelle.

L'avocat a mis en relief les nombreuses déclarations différentes de Max. En juillet 2011, alors que la police le questionnait au sujet du meurtre, il a prétendu que le trou dans le pit à sable devait accueillir le chien de Tanguay. Il allait le tuer parce qu'il l'avait déjà mordu. 

Max a admis qu'il ne disait pas la vraie vérité, parce que même s'il avait été jugé pour le meurtre de Tanguay, il croyait qu'on pourrait l'accuser une deuxième fois. 

Il nie avoir déjà dit à Jean : «J'ai tué le chien à Tanguay. Il parlera plus.»

L'avocat s'est aussi attaqué à la crédibilité de Max en faisant la nomenclature de ses nombreux antécédents judiciaires. De 1977 à 2001, il a été condamné à de très nombreuses reprises pour des vols. Il a aussi été condamné pour séquestration et voie de fait sur une jeune fille de 14 ans, qui gardait ses enfants. Invité à raconter ce qui s'était passé, Max, bâti comme une armoire à glace, a rejeté la faute sur l'adolescente. Il a raconté qu'elle lui faisait des avances, et qu'il avait «voulu lui faire peur.» Il lui avait ligoté les mains, et lui avait mis un couteau sur la gorge, pour qu'elle ne dise rien à sa conjointe.

Le procès devant jury se poursuit, au Centre des services judiciaires Gouin.

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