Procès pour meurtre: Boulachanis avait du métal dans ses cavités corporelles

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John Boulachanis était dans cette cellule du fourgon cellulaire lors de son évasion. On remarque des morceaux de cellophanes et des bandelettes par terre.

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Au lendemain de son évasion aussi spectaculaire que brève d'un fourgon cellulaire, John Boulachanis était revenu à la case départ, c'est-à-dire à la prison de Bordeaux. Mais cette fois, il était confiné en isolement, sous la surveillance d'une caméra, et n'avait pour tout vêtement qu'une jaquette anti-suicide. En ce 7 novembre 2013, le chef d'unité du secteur lui a rendu visite.

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John Boulachanis

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John Boulachanis était dans la cellule donnant sur cette sortie de secours, qui n'en était pas une, puisque tout était soudé et verrouillé.

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« J'avais reçu de l'information qu'il avait de quoi de dissimulé dans ses cavités corporelles, du métal. Mon mandat était de récupérer ça. J'ai demandé à M. Boulachanis s'il voulait collaborer pour donner ce qu'il avait de dissimulé dans ses cavités », a expliqué Jean-François Lapointe, hier, alors qu'il témoignait au procès de John Boulachanis.

L'homme de 42 ans est accusé du meurtre prémédité de Robert Tanguay, abattu et enterré dans une sablière de Rigaud, en 1997. Son procès s'est ouvert jeudi à Montréal, au Centre des services judiciaires Gouin, adjacent à la prison de Bordeaux. Le juge Michael Stober a demandé aux six hommes et six femmes qui composent le jury de n'en tirer aucune conclusion.

La Couronne entend prouver que M. Boulachanis a tué M. Tanguay de sang-froid, devant deux témoins complices, et qu'il avait planifié son geste. 

ÉVASION

La Couronne entend aussi mettre en preuve le comportement de M. Boulachanis après son arrestation. L'évasion est un de ces comportements et c'est par cette preuve que la Couronne a choisi de commencer. Selon les témoignages entendus jusqu'ici, l'évasion est survenue le matin du 6 novembre 2013, alors que John Boulachanis était transporté par fourgon cellulaire à destination du palais de justice de Valleyfield, pour une étape des procédures judiciaires. Pendant le trajet d'environ une heure, et alors qu'il était enfermé dans une cellule du fourgon, il a réussi à se libérer de ses menottes et chaînes aux pieds et aux mains. 

Il a ensuite sauté par une petite fenêtre de secours qui, en réalité, n'en était pas une, puisqu'elle était verrouillée. Deux petites lames de scie ont été trouvées dans la cellule. 

Une agente de la Sûreté du Québec qui a récupéré ce matériel a indiqué, hier, qu'une pièce en métal, dans la cellule, semblait avoir été sciée.

John Boulachanis a été arrêté et maîtrisé alors qu'il était hors de l'autobus, près de l'arrière. Il boitait, sans doute en raison de sa chute de la fenêtre. Une clé de menottes a été trouvée dans l'un de ses bas.

Un détenu qui se trouvait dans une autre cellule du fourgon lors de ce voyage a témoigné qu'il avait discuté avec "John", en cours de route. « On a discuté de nos charges. Il avait une charge de meurtre pis autre chose. On parlait de sentences. [John] a dit qu'il allait partir pour longtemps », a raconté ce témoin, Martin Moquin. Ce dernier dit qu'il a dormi une grande partie du trajet, mais selon son souvenir, John était "calme".

Le procès, prévu pour au moins huit semaines, fera relâche la semaine prochaine et ne reprendra que le 17 octobre. Le jury entendra alors la suite du témoignage de Jean-François Lapointe.

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