Richard Bain va plaider la non responsabilité criminelle

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Richard Henry Bain est jugé pour l'attentat survenu au Metropolis, le 4 septembre 2012.

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Richard Henry Bain a commencé à témoigner aujourd'hui à son procès pour meurtre et tentatives de meurtre au Métropolis lors de la soirée électorale de septembre 2012. Son avocat a indiqué que la défense tentera de démontrer sa non-responsabilité criminelle.

Calme et cohérent, Bain a déroulé le film de sa vie. Fils d'un vétéran de la Première Guerre mondiale, il a expliqué qu'il avait vécu une vie «pauvre et difficile». À l'âge de 23 ans, il entre à l'emploi d'une raffinerie dans l'est de Montréal où il travaillera durant 33 ans, surtout comme contremaître.

L'homme de 65 ans a expliqué qu'il souffrait d'épisodes dépressifs depuis près de 30 ans, mais c'est au moment de sa retraite en janvier 2008 qu'il a véritablement plongé dans une spirale vers le bas. Bain a alors mis fin à son union de 20 ans avec sa conjointe et a décidé de vendre sa maison à Repentigny.

Entre 2009 et 2012, il a dépensé 900 000 $, soit toutes ses économies et un héritage.

Craignant que le virus de la grippe A (H1N1) subisse une mutation qui décimerait une grande partie de la population, Richard Henry Bain s'est procuré quatre véhicules militaires de type quatre par quatre et un camion six roues militaire. Il s'est aussi procuré 14 armes à feu, 20 000 munitions et 10 000 $ en denrées. « Si le virus avait muté, il n'y aurait plus eu d'ordre civil », a-t-il témoigné en soulignant qu'il voulait ainsi protéger sa famille et même fournir une arme à feu à son médecin.

À cette époque, Bain s'est installé dans son chalet de La Conception. Il a démarré une entreprise de pêche pour les touristes du mont Tremblant qui selon son témoignage a connu du succès.

Il a aussi dépensé beaucoup d'argent dans les clubs de danseuses nues, dont il retenait les services de prostituées. Il a aussi bu du champagne dans les meilleurs restaurants et il s'est baladé en limousine. Ce mode de vie tranchait avec sa vie de travailleur de raffinerie, qui se résumait à travailler et dormir.

Lorsqu'il a réalisé qu'il n'avait plus d'argent, Richard Henry Bain a alors de nouveau sombré dans la dépression, a-t-il raconté.

Au cours des dernières décennies, il a consommé quelques types d'antidépresseurs, mais le Cymbalta le faisait sentir comme « superman ». « Ça me donnait toute l'énergie du monde, ça te rend non-responsable »

Il s'était d'ailleurs effectué une réserve de un an de Cymbalta pour se préparer à une mutation de la grippe (A) H1N1. Grâce à cette réserve, il a pu consommer cet antidépresseur même à des moments où il ne lui était pas prescrit.

Bain pense en avoir consommé le soir des événements du Métropolis.

Rappelons que Richard Henry Bain est accusé du meurtre prémédité de l'éclairagiste Denis Blanchette et de plusieurs tentatives de meurtre, dont une à l'égard de Dave Courage. Celui-ci a été gravement blessé par la même balle qui a tué son collègue. Les faits sont survenus alors que le Parti québécois et Pauline Marois célébraient leur victoire électorale au Métropolis.

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