Procès de Richard Bain: un gros «bang», puis la fuite pour la survie

Richard Henry Bain est jugé pour l'attentat survenu au... (ILLUSTRATION ARCHIVES LA VOIX DE L'EST)

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Richard Henry Bain est jugé pour l'attentat survenu au Metropolis, le 4 septembre 2012.

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Deux techniciens de scène qui se trouvaient dans les marches du Metropolis avec une dizaine de collègues, un peu avant minuit, le 4 septembre 2012, ont d'abord entendu un gros « bang. » Puis ils ont vu des collègues par terre, et un suspect armé.

« J'ai vu Dave tomber à terre. J'ai vu quelqu'un qui faisait feu dans notre direction. La porte a ouvert. J'étais en mode survie. J'ai vu le suspect ''gosser'' avec son fusil. Un fusil qui se tenait à deux mains. Il regardait vers moi. C'est l'occasion que j'ai pris pour rentrer en dedans », a raconté Benoît Gromko, lundi, alors qu'il témoignait au procès de Richard Henri Bain. L'homme de 65 ans est accusé de meurtre et de plusieurs tentatives de meurtre en lien avec l'attentat qui s'est produit au Metropolis, le soir de la victoire du Parti québécois.

Dans les marches

M. Gremko travaillait pour l'entreprise Grand Bambou, qui oeuvre en techniques de scène. Les employés étaient venus faire le travail de montage le matin, et revenaient en fin de soirée pour le démontage. Les techniciens n'ont pas pu entrer tout de suite, car il y avait beaucoup de monde, et on leur a demandé d'attendre à l'extérieur. Comme il pleuvait, ils se sont agglutinés dans les marches, couvertes par un toit, pour fumer et placoter. Il y a eu ce bang un peu avant minuit.

« J'étais un peu sonné. Ça m'a fait descendre d'une marche, a pour sa part raconté Jonathan Dubé, 35 ans. J'ai levé la tête, un suspect semblait avoir des problèmes avec son arme. Il tenait le canon vers le haut, essayait de le ''rembrayer''. Il était en panique. »

M. Dubé se souvient que le suspect d'environ 50 ans portait une cagoule, des lunettes et une robe de chambre bleue. Il n'a pas prononcé un mot.

M. Dubé a été poussé par un collègue qui lui a dit de courir. C'était le chaos, dit-il. Ils sont allés dans un restaurant pour alerter les secours. M. Dubé s'est rendu compte qu'il avait du sang sur un bras et au visage. Il a essayé d'appeler Denis Blanchette, un collègue avec qui il travaillait ce jour-là, et qui était aussi un bon ami. Mais celui-ci ne répondait pas. On sait que M. Blanchette a été abattu ce soir-là.

Le procès de M. Bain se poursuit.

Au début de l'audience, lundi matin, le juge Guy Cournoyer a indiqué au jury que ce qui s'était passé en fin de semaine, à Orlando, ne devait pas les troubler dans leur travail. Il leur a rappelé qu'ils doivent juger à partir de la preuve qui leur est présentée dans « cette salle, dans ce procès », et leur a demandé de garder l'esprit ouvert.

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