Lucy DeCoutere n'a pas eu la possibilité de s'entendre avec Jian Ghomeshi

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Lucy DeCoutere

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Michael MacDonald
La Presse Canadienne

L'une des trois femmes ayant accusé Jian Ghomeshi d'agression sexuelle à l'extérieur de son lieu de travail affirme qu'elle n'a jamais eu la possibilité de demander un engagement à ne pas troubler l'ordre public plutôt que de témoigner dans le cadre du procès très médiatisé de l'ancien animateur de radio plus tôt cette année.

En entrevue avec La Presse Canadienne depuis Halifax, mercredi, Lucy DeCoutere a déclaré que ce n'était pas une voie que les plaignantes du premier procès auraient pu emprunter puisque cela ne leur avait pas été proposé et qu'elles ignoraient que cette option était disponible.

M. Ghomeshi a signé un engagement de ne pas troubler l'ordre public et a présenté des excuses publiques, mercredi, à son ex-collègue de CBC Kathryn Borel, qui l'avait accusé de l'avoir agressée sexuellement au travail en 2008, après que la Couronne eut retiré l'accusation qui pesait contre lui.

Mme DeCoutere a révélé que les procureurs avaient passé très peu de temps avec les deux autres plaignantes et elle-même avant le début du premier procès contre Jian Ghomeshi en février.

Elle a confié que sa préparation en vue des procédures avait été très limitée et qu'il n'y avait eu aucune collaboration avec les procureurs de la Couronne.

Lucy DeCoutere a fait remarquer que l'engagement de ne pas troubler l'ordre public avait permis à Mme Borel d'échapper à un procès très médiatisé et à un contre-interrogatoire cinglant de l'avocate de l'ancienne vedette de CBC, Marie Henein.

«Je suis contente que Mme Borel ait pu éviter cela, a indiqué l'actrice, qui a déjà fait partie de la distribution de la télésérie «Trailer Park Boys». C'était probablement mieux comme cela, que (Ghomeshi) reconnaisse sa culpabilité et qu'elle ait la possibilité de raconter sa version des faits sans être manipulée par Marie Henein et sa façon de jouer sur les mots.»

En mars, l'ex-animateur de la populaire émission de radio «Q» avait été acquitté des accusations d'agressions sexuelles et de tentative d'étouffement portées par Lucy DeCoutere et deux autres plaignantes, qui soutenaient que ces incidents s'étaient produits en 2002 et 2003.

Mercredi, Jian Ghomeshi a décrit son comportement à l'égard de Kathryn Borel comme étant irréfléchi, sexuellement inapproprié, dégradant et un abus de pouvoir en raison de son statut de célébrité.

Mme DeCoutere a fait valoir que les excuses de M. Ghomeshi ne donnaient pas d'indice sur sa conduite en dehors du travail et que ses regrets et son embarras ne concernaient qu'un incident en particulier.

«Cela montre seulement que, dans un cas, il a fait quelque chose de mal et montre peut-être un trait de caractère pouvant pointer dans cette direction. Les gens peuvent extrapoler à partir de cela, s'ils le veulent.»

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