Meurtre d'un chauffeur de taxi: l'épouse de Duchaussoy était sous le choc

le chauffeur de taxi a était atteint par...

Agrandir

le chauffeur de taxi a était atteint par balle a la tête avant d'avoir un accident de la route ou le véhicule a pris feu avec le chauffeur a sont bord.Dossier Duchaussoy et conducteur de taxi Ziad Bouzid

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quand ils sont arrivés à 1 h 30 du matin chez Mouna Azzabi, la nuit du 20 novembre 2013, Michel Duchaussoy était « rouge de joues » et agité, mais sa conjointe, Patricia, elle, était muette, cherchait son souffle et semblait sous le choc.

Michel Duchaussoy... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 1.0

Agrandir

Michel Duchaussoy

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

« Elle était très pâle. Je lui ai mis de l'eau dans le visage. Elle n'arrivait pas à parler, je ne comprenais rien à ce qui se passait », a raconté Mouna Azzabi, jeudi, alors qu'elle témoignait au procès de M. Duchaussoy.

L'homme de 46 ans est accusé d'avoir tué avec préméditation le chauffeur de taxi Ziad Bouziz, au début de cette fameuse nuit du 20 novembre 2013. Le malheureux chauffeur était allé conduire M. Duchaussoy et sa conjointe, Patricia, à Côte-des-Neiges. Il aurait été abattu d'une balle de calibre .12 au visage.

Le témoignage de Mme Azzabi laisse supposer que le couple est arrivé chez elle un peu plus d'une heure après le drame. Mme Azzabi demeure à un kilomètre de l'endroit où le chauffeur a été abattu. Bien sûr, quand Mme Azzabi a ouvert sa porte cette nuit-là, elle ignorait tout du drame qui venait de se jouer.

Ce qu'elle savait par contre, c'est qu'une dizaine de jours avant, elle avait hébergé sa bonne amie Patricia et son mari Michel Duchaussoy, car ils n'avaient plus un sou et nulle part où aller. Mais voilà, ce qui devait être un dépannage de 24 heures, ne finissait plus. Si bien qu'au bout d'une semaine, Mme Azzabi avait demandé au couple de partir. Ils étaient partis, disant qu'ils allaient trouver refuge chez un autre ami. Mais là, en ce début de nuit du 20 novembre, ils étaient de retour, manifestement mal pris, et Mme Azzabi a accepté de les héberger pour la nuit.

PAS RASSURÉE

Pendant la nuit, Mme Azzabi s'est levée et a vu que Patricia regardait en direction de la télé.

Mme Azzabi aimait bien Patricia, mais appréciait moins Michel, qui était agité, et semblait être « dans sa tête. »

Le lendemain matin, Michel a pris une douche. Mme Azzabi a parlé avec son amie et lui a fait comprendre qu'elle n'était pas rassurée de la voir avec cet homme. Le couple a déjeuné et est parti vers 10 h 30 ou 11 h ce matin-là.

Mme Azzabi a senti une forte odeur d'alcool à friction dans la salle de bains. Elle a trouvé une bouteille de ce liquide à cet endroit, et une autre dans la cuisine.

Dans la journée, l'enquêteur François Petit, du SPVM, a appris qu'une certaine Patricia Evangelista se trouvait au consulat de Tunisie et avait des informations. Il s'y est rendu en après-midi et s'est entretenu avec la femme. Le policier est sorti de cet entretien avec le but de localiser Duchaussoy et l'arme.

Michel Duchaussoy a été arrêté à Longueuil le lendemain.

Le procès se poursuit aujourd'hui avec l'écoute de l'interrogatoire de Duchaussoy.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer