Un trafiquant de cocaïne écope d'une peine de 46 mois

Jean-Sébastien Varin... (Photo fournie par la police)

Agrandir

Jean-Sébastien Varin

Photo fournie par la police

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Renaud
La Presse

Un individu qui a suscité la grogne des Hells Angels en ouvrant un point de vente de drogue sur leur territoire sans leur demander la permission a été condamné à une sentence de 46 mois pour complot, possession de cocaïne dans un but de trafic et trafic de cocaïne, hier, au palais de justice de Montréal.

Jean-Sébastien Varin, 43 ans, a été arrêté en mai 2014 dans une importante opération de la Division des produits de la criminalité du SPVM baptisée Loupe et visant un réseau d'importation et de distribution de cocaïne supposément dirigé par son père, Bruno Varin, qui est toujours accusé dans cette affaire.

Jean-Sébastien Varin est détenu depuis son arrestation. En soustrayant la détention préventive, il lui reste 11 mois à purger.

La défense demandait une sentence de 30 à 33 mois alors que la Poursuite souhaitait une peine de 66 mois. En rendant sa décision, le juge Robert Sansfaçon de la Cour du Québec a tenu compte de la gravité des infractions, mais également des nombreux antécédents de l'accusé, en matière de violence notamment, et de non-respect de conditions à répétition.

D'ailleurs, durant l'enquête, les policiers ont noté que Varin, qui se serait approvisionné en cocaïne auprès de son père, a remis un rendez-vous avec ce dernier parce qu'il devait aller voir son agent de probation.

Selon la preuve, Jean-Sébastien Varin payait sa cocaïne moins cher que ce que payait son père, présumé fournisseur. Il la coupait ensuite et la revendait à 1900 $ l'once dans la région de North Bay, en Ontario. Mais durant l'enquête, il a tenté d'ouvrir un point de vente de cocaïne dans le secteur de Châteauguay, sans l'autorisation des Hells Angels. Selon ce que le juge Sansfaçon a lu en salle d'audience, ces derniers, représentés par Stéphane Jarry et Kenny Bédard, auraient alors eu l'intention d'expulser Jean-Sébastien Varin. La situation aurait pu dégénérer lorsque Bruno Varin serait intervenu directement auprès de Jarry et Bédard, et leur aurait versé une indemnité, ce qui a permis que le litige soit réglé sans violence.

Les arrestations dans le cadre du projet Loupe ont été réalisées après une saisie de plus de 100 kilos de cocaïne. La drogue et l'argent de la vente étaient transportés dans des voitures de marques Impala et Malibu qui étaient munies d'une « cache mécanique » dissimulée entre les sièges arrière et le coffre des véhicules.

_______________

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le (514) 285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer