Violence conjugale: un juge refuse de remettre Ismaël Habib en liberté

En plus de l'accusation liée au terrorisme, Ismaël... (PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LEDROIT)

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En plus de l'accusation liée au terrorisme, Ismaël Habib, originaire de Montréal, est aussi accusé de fausse déclaration dans le but d'obtenir un passeport.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Un homme accusé d'avoir tenté de quitter le pays pour participer à des activités terroristes s'est vu refuser la remise en liberté dans une affaire de violence conjugale en Outaouais. Il devra attendre son procès en prison.

Ismaël Habib, âgé de 28 ans, était de retour en cour à Gatineau vendredi matin.

Il est accusé de harcèlement, de menaces de mort et d'avoir eu en sa possession et de s'être servi d'un document contrefait, soit un permis de conduire. Il l'aurait utilisé pour transférer de l'argent en Turquie. Il aurait aussi menacé de faire exploser la présumée victime dans son auto.

L'enquête pour remise en liberté a duré deux jours, au début du mois de mars.

Le juge Gaston-Paul Langevin a refusé vendredi la demande de remise en liberté, parce qu'il a dit craindre que l'homme ne quitte le pays et ne se présente pas à son procès, a relaté en entrevue téléphonique la procureure de la Couronne au dossier, Marie-Josée Genest.

Ismaël Habib avait comme projet d'aller à l'extérieur du pays pour rejoindre le groupe armé État islamique, a-t-elle ajouté.

L'un des autres critères pour refuser une demande de remise en liberté est la protection de la victime et la protection de la société. Dans ce cas-ci, le juge a jugé nécessaire de protéger la victime mais a aussi vu un devoir de protéger la société ici et à l'extérieur, en raison des projets de l'accusé. Celui-ci s'était radicalisé ces derniers temps et avait mis beaucoup de pression sur la présumée victime pour l'endoctriner et pour qu'elle porte le voile, a expliqué Me Genest, qui résumait le jugement sur ce critère.

Ce dossier reviendra devant le juge lundi. À ce moment, l'accusé pourrait décider de plaider coupable ou, au contraire, de subir son procès dans le but d'être acquitté.

Dans le dossier où il est accusé d'activités en lien avec le terrorisme, il devra retourner au palais de justice de Montréal le 30 mars.

On lui reproche d'avoir tenté de quitter le Canada pour participer aux activités d'un groupe terroriste. Il est également accusé d'avoir fait une fausse déclaration en vue d'obtenir un passeport.

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