Procès Ghomeshi: le verdict sera rendu le 24 mars

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Jian Ghomeshi

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La Presse Canadienne
Toronto

Le juge au procès de Jian Ghomeshi pour agressions sexuelles rendra son verdict le 24 mars.

Le magistrat a annoncé la date jeudi, après que la Couronne et la défense eurent terminé leurs plaidoiries.

L'avocate de M. Ghomeshi a plaidé que la Couronne n'avait pas démontré hors de tout doute raisonnable que l'ancien animateur de la radio de CBC avait commis les crimes reprochés, soit des agressions sexuelles et d'avoir tenté d'étouffer une personne pour vaincre sa résistance.

Dans leurs arguments, les avocates Marie Henein et Danielle Robitaille ont fait valoir qu'au cours du procès, les trois plaignantes avaient démontré qu'elles étaient des témoins non fiables qui ont caché de l'information à la police et qui ont même menti au tribunal.

Les avocates ont utilisé des mots particulièrement durs en résumant le témoignage de l'une des plaignantes - l'actrice de l'émission «Trailer Park Boys» Lucy DeCoutere -, qui a accusé Jian Ghomeshi de l'avoir étouffée et giflée à répétition alors qu'ils s'embrassaient dans sa chambre.

Me Henein a dit que le témoignage de Mme DeCoutere en lien avec une des accusations - avoir tenté d'étouffer une personne pour vaincre sa résistance - ne remplissait pas les critères de l'infraction parce qu'elle a déclaré en cour qu'elle n'avait pas tenté de résister à ce moment.

Le procureur de la Couronne Michael Callaghan avait déclaré plus tôt que la crédibilité des trois femmes n'avait rien à voir avec la façon dont elles se sont comportées après les événements allégués, surtout considérant que le droit est clair sur le fait que des personnes ont des réactions différentes après une agression sexuelle.

Me Henein a opiné sur ce point: le comportement des femmes et le maintien des contacts avec M. Ghomeshi après les agressions sexuelles n'est pas pertinent dans cette cause. Par contre, le fait qu'elles aient menti à la cour l'est sans aucun doute, a-t-elle affirmé.

«Il n'y pas un expert qui viendrait témoigner pour dire que le parjure est un signe de traumatisme», a-t-elle dit.

«Ce qu'un témoin ne peut pas faire est de mentir sur son comportement et ensuite dire »oh, mais c'est comme cela que les victimes de traumatisme se comportent«.»

Me Callaghan a déclaré dans sa plaidoirie que chacune des plaignantes avait réagi aux agressions alléguées de façon unique en fonction de leur personnalité et leur expérience de vie.

Il a déclaré que la première plaignante n'était pas allée voir la police immédiatement après les événements parce qu'elle croyait que ses allégations n'étaient pas assez graves.

Il a ajouté que Mme DeCoutere ne s'était pas rendue au poste de police immédiatement parce qu'elle était incertaine de la procédure de plainte.

La troisième plaignante est allée de l'avant seulement en 2014, a dit Me Callaghan, en raison de reportages dans les médias au sujet d'autres allégations contre l'ex-animateur qui lui avaient fait voir qu'il y avait un mode d'opération.

Le procureur de la Couronne a demandé au juge William Horkins de considérer séparément les allégations, la crédibilité et la fiabilité des trois femmes.

L'ancien animateur de 48 ans, qui a plaidé non coupable à toutes les accusations, n'a pas témoigné à son procès et a gardé le silence depuis son arrestation en novembre 2014.

M. Ghomeshi a admis en 2014 qu'il avait eu des relations sexuelles brutales avec des femmes, mais affirme qu'elles étaient toutes consentantes.

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