Collège Saint-Hilaire: au moins un million pour des victimes d'agressions sexuelles

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Les victimes d'agressions sexuelles du frère Jean-Paul Thibault obtiendront au moins un million de dollars à la suite d'un règlement à l'amiable survenu lundi pour régler un recours collectif intenté l'an passé contre le religieux de 73 ans, l'institut des Frères de Notre-Dame-de-la-Miséricorde et le Collège Saint-Hilaire.

Dans les années 70 et 80, le frère Thibault a été enseignant et directeur au Collège Saint-Hilaire. Il aurait agressé plusieurs pensionnaires de l'établissement scolaire pendant une vingtaine d'années. Le nombre de victimes demeure inconnu. «Il était l'autorité à l'école. Selon ce que nos experts nous disent, un agresseur comme ça ne prend pas de congés. S'il était là pendant une vingtaine d'années, je ne saurais aucunement surpris s'il y avait quelques victimes par année», explique Me Robert Kugler, l'avocat responsable du recours collectif au cabinet Kugler Kandestin.

Les victimes toucheront au minimum entre 55 000 $ et 110 000 $, selon la fréquence et la gravité des abus subis. Le montant pourrait être plus élevé s'il n'y a pas beaucoup de victimes. «C'est un règlement qui va permettre aux victimes d'agression sexuelle d'obtenir des indemnités importantes, surtout, selon un processus de réclamation simplifié qui prend en considération les difficultés connues pour les victimes d'agressions sexuelles de venir de l'avant. Il y aura un processus de réclamation complètement confidentielle et aucune contestation de la part des défendeurs», se réjouit Me Kugler.

Le requérant du recours collectif était âgé de 12 ans à la rentrée scolaire de 1982 comme pensionnaire au Collège Saint-Hilaire. Le Frère Thibault aurait d'abord «touché les parties génitales» du garçon un soir d'automne, peut-on lire dans le résumé du recours collectif. Puis, tous les 2 à 3 jours, le Frère Thibault faisait des fellations au garçon et le masturbait. «Il a même tenté à une occasion d'avoir une relation sexuelle complète avec pénétration anale.» Les agressions se sont poursuivies pendant trois ans jusqu'au départ du garçon à la fin de son secondaire 3.

«Le règlement est ouvert pour toutes victimes et nous encourageons tout le monde qui a été victime ou qui connaît des personnes qui ont été victimes de nous contacter, et ce, gratuitement et de façon complètement confidentielle», affirme Me Kugler.

Le Frère Thibault fait face à de nombreuses accusations criminelles d'agressions sexuelles sur des mineurs et d'atteinte à la pudeur pour des gestes commis jusqu'en 1988.

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