Conduite dangereuse: «Ne faites pas ce que j'ai fait», plaide Félix Bérard

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Félix Bérard

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C'était le 24 juillet 2010, ils avaient tous deux 18 ans, et ramenaient des amies dans leurs voitures respectives.

Comme son copain Laurent Raymond, Félix Bérard a fait le fou au volant de son véhicule, cette nuit-là.

Il a roulé trop vite, a grillé des arrêts obligatoires et des feux rouges, et il a rabroué ses passagers quand ils lui ont demandé de ralentir.

Même si son périple à lui s'est fini sans anicroche, Bérard s'est avoué coupable de conduite dangereuse, mardi, à Montréal. 

«Je regrette énormément mes actions. Ne faites pas ce que j'ai fait», a sangloté le jeune homme maintenant âgé de 23 ans, quand il a reçu sa peine, mardi: une amende de 800 $, 240 heures de travail communautaire, et une probation de deux ans. 

Son copain, Laurent Raymond, lui, a écopé de trois ans de pénitencier, pour cette fameuse nuit de juillet 2010. Il avait fini par percuter un arbre à Ville Mont-Royal, ce qui avait très grièvement blessé ses trois passagères, Évelyne Méthot, Claudia Di lori, et Justine Rozon, la plus malchanceuse de toutes, qui est restée avec de graves séquelles.

En parallèle

La procureure de la Couronne Sylvie Dulude a résumé les faits pour la juge Manon Ouimet. Raymond et Bérard avaient passé la soirée au Café Campus, avec des amis. Ils ont bu de la bière. À un certain moment, ils ont quitté l'endroit, sont allé manger. Plus tard, ils sont revenus avec leurs voitures respectives, pour chercher des amies et les reconduire 

Quand ils sont repartis, Félix avait 4 passagères à bord. Laurent en avait trois. Sur le chemin du retour, rue Du Parc, les deux conducteurs ont roulé vite, en parallèle. À un certain moment, les deux voitures se sont séparées, ont continué chacune de leur côté.

Ce n'est que plusieurs kilomètres plus tard, que Laurent Raymond a percuté l'arbre. Raymond a été blessé lui aussi. Il affichait un taux d'alcoolémie inférieur à la limite établie par la loi. Mais à 18 ans, quand on a un permis probatoire, c'est tolérance zéro. On ignore le taux d'alcoolémie de Bérard, puisqu'il n'a pas été impliqué dans un accident. 

Me Dulude a fait valoir qu'il y avait eu conduite dangereuse de la part des deux conducteurs, et que chacun avait maintenu cette conduite après s'être séparés, selon les témoignages de leurs passagers respectifs. Laurent Raymond s'était notamment amusé à mettre le frein d'urgence en roulant, pour faire «ballotter» la voiture. 

Me Dulude a toutefois signalé qu'on ne pouvait reprocher l'accident à M. Bérard.  

Me Frank Pappas, qui représente le jeune Bérard, a expliqué que celui-ci avait été extrêmement affecté par les événements et qu'il s'était toujours senti responsable malgré tout. Il a cheminé, et est devenu plus mature. Il étudie en marketing à l'université. Le jeune homme s'est abondamment excusé ce matin.  La juge Ouimet a entériné la suggestion commune des avocats.

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