Meurtres à l'hôpital Notre-Dame: l'arme était une serviette

L'avocat de la défense de Idelson Guerrier, Me... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'avocat de la défense de Idelson Guerrier, Me François Bérichon.

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Alors qu'il était hospitalisé dans la section psychiatrique de l'hôpital Notre-Dame, Idelson Guerrier se serait servi d'une serviette pour tuer deux patients et tenter d'en tuer deux autres, des femmes cette fois, en juin 2012. C'est ce qui ressort du résumé de la preuve que la procureure de la Couronne Geneviève Dagenais a fait devant le jury, ce matin, alors que s'ouvrait le procès de M. Guerrier.

L'homme de 30 ans est accusé des meurtres prémédités de Gaétan Sénécal, 69 ans, et Claude Courtemanche, 77 ans, ainsi que de tentatives de meurtre à l'égard de Iolanda Bertocchi, 61 ans, et Eytyxia Tsidanoulis, 47 ans. Il fait également face à des accusations de voie de fait armée envers les deux femmes. L'arme est une serviette, a précisé Me Dagenais. 

Selon le récit de Me Dagenais, M. Guerrier a été amené en ambulance à l'hôpital Notre-Dame, le soir du 13 juin et a été hospitalisé le lendemain dans le pavillon de psychiatrie pour ce qui semblait être une psychose toxique. On lui a assigné une chambre au 8e étage.

Le 16 juin, M. Sénécal, qui se trouvait dans une chambre voisine, a été trouvé mort dans son lit. Les employés ont pensé qu'il était mort de mort naturelle. 

Le même jour, M. Guerrier a été trouvé dans la chambre de Mme Tsidanoulis. «Il s'avançait vers la femme avec une serviette», a relaté Me Dagenais. Quand il s'est fait surprendre, M. Guerrier a dit qu'il s'était trompé de chambre.

Le 21 juin, M. Guerrier a été transféré au 7e étage. M. Courtemanche a été trouvé sans vie le même jour, dans son lit, au même étage. Le personnel a commencé à s'inquiéter. Un employé avait vu M. Guerrier sortir de la chambre de M. Courtemanche, peu de temps avant qu'on le trouve mort.

Le 22 juin, vers 6h le matin, un employé entend des cris dans la chambre de Mme Bertocchi. Il appert que M. Guerrier était couché sur elle, la main près de son cou. À l'arrivée du personnel, il s'est enfui, est revenu dans la chambre prendre la serviette et est reparti.

Les autopsies ont démontré que les personnes étaient mortes étranglées par un linge large, a fait valoir Me Dagenais.

Le résumé de Me Dagenais ne constitue pas de la preuve.  Celle-ci sera faite au fur et à mesure qu'avancera le procès. Chaque témoin viendra mettre son morceau de puzzle, a illustré la procureure.

Une policière comme premier témoin

Le premier témoin appelé à la barre est une policière du SPVM, Nathalie Lefebvre, qui s'est rendue dans un logement de Montréal-Nord, le soir du 13 juin, après deux appels logés au 9-1-1. Le premier, à 19h10, a été logé par Guerrier lui-même. Il réclamait la police pour une chicane. Au téléphone, il paraissait calme. 

À 20h20, l'appel a été fait par une femme, qui demandait la police pour un homme en psychose.

Quand la policière est arrivée à l'appartement en question, Guerrier était assis au salon. Il était calme, et répondait aux questions. Il a indiqué qu'il était un grand consommateur de cannabis, mais venait d'arrêter. Il se sentait suivi, épié.

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