Procès Boisbriand: France Michaud et Robert Poirier coupables

L'ancien maire de Boisbriand, Robert Poirier... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'ancien maire de Boisbriand, Robert Poirier

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(Saint-Jérôme) Importante victoire pour l'Unité permanente anti-corruption (UPAC). Les deux accusés dans le premier grand procès découlant de l'une de ses enquêtes ont été déclarés coupables, ce matin, de fraude et de complot pour fraude dans une affaire de partage de contrats dans la municipalité de Boisbriand.

L'ex-maire Robert Poirier et l'ancienne directrice du développement des affaires pour la firme de génie Roche France Michaud connaissaient non seulement le complot pour le partage de l'attribution des contrats, ils y participaient activement, a conclu le juge Normand Bonin dans son imposante décision de 133 pages.

«Le jugement qui a été rendu aujourd'hui reconnaît que ce type de stratagème est de fait, criminel», a expliqué la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales qui a piloté le dossier, Me Brigitte Bélair. «Ce n'est pas la toute première cause pour l'UPAC, mais avec un stratagème comme celui-là, c'est le premier dossier qui se rend à procès pour lequel on obtient un jugement aujourd'hui... Je pense qu'il y a un certain message qui est lancé. Il y a d'autres causes en cours, d'autres dossiers qui s'en viennent où d'autres stratagèmes de cette nature là font l'objet d'accusations criminelles donc c'est un indicatif de ce qui pourrait arriver.»

Lorsqu'il est sorti de la salle de cour, Robert Poirier a dit qu'il trouvait le jugement «très surprenant».

«J'ai respecté les lois de l'époque. Aujourd'hui, c'est autre temps, autre moeurs. J'ai respecté les lois qui étaient que je pouvais inviter qui je voulais. Les lois sont faites par le gouvernement provincial, c'est eux qui ont forcé les municipalités à avoir le choix (pour les contrats) entre 25 000 et 100 000 à choisir les firmes qu'on voulait et aujourd'hui, on me le reproche.»

France Michaud n'a pas fait de déclaration, mais elle a semblée très éprouvée durant la lecture du jugement qui a duré plus d'une heure.

Le maximum prévu au code criminel pour un chef d'accusation de fraude est de 14 ans. M. Poirier et Mme Michaud seront de retour devant le tribunal le 15 janvier pour la première étape du processus visant à déterminer leur peine.

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