Le chef de cabinet de Harper mêlé au procès de Mike Duffy

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Nigel Wright, l'ancien bras droit du premier ministre, était de retour en cour pour une deuxième journée, vendredi.

Photo Chris Wattie, Reuters

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Kristy Kirkup, Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
Ottawa

Ray Novak, le chef de cabinet de Stephen Harper et l'un des membres les plus importants de l'équipe de campagne électorale des conservateurs, est pris dans la tourmente du procès criminel du sénateur Mike Duffy.

Nigel Wright, l'ancien bras droit du premier ministre, était de retour en cour pour une deuxième journée, vendredi, afin d'être contre-interrogé par l'avocat de M. Duffy, Donald Bayne.

M. Novak a remplacé M. Wright comme chef de cabinet après qu'il eut été révélé publiquement que Nigel Wright avait donné 90 000 $ à Mike Duffy afin que ce dernier puisse rembourser au Sénat des réclamations de dépenses de logement et de voyage contestées.

Alors qu'il se rendait à la salle d'audience, vendredi, M. Wright a été assailli par des journalistes voulant savoir si Ray Novak était au courant du don de 90 000 $. L'ex-chef de cabinet n'a toutefois pas répondu à la question.

Des courriels enregistrés comme preuve montrent que M. Novak avait été prévenu que Nigel Wright allait payer les allocations de dépenses litigieuses de M. Duffy. Le porte-parole de la campagne conservatrice, Kory Teneycke, a toutefois affirmé que Ray Novak n'avait jamais vu le courriel détaillant les intentions de M. Wright.

Vendredi, M. Harper a de nouveau été bombardé de questions au sujet de Mike Duffy, comme cela a souvent été le cas au cours des derniers jours.

En visite à Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest, le chef conservateur a répété que MM. Wright et Duffy étaient les seuls responsables dans cette affaire et laissé entendre que Ray Novak, en tant que « subalterne » de Nigel Wright, ne devrait pas être blâmé pour les actions de son ex-patron.

« Ces gestes ont été posés par MM. Duffy et Wright », a déclaré le premier ministre sortant. « On demande des comptes aux gens pour leurs propres actions, mais on ne demande certainement pas des comptes aux subalternes pour les actions de leurs supérieurs. »

Même si de nombreux employés du cabinet du premier ministre étaient au courant de ce qui se passait, Stephen Harper a toujours nié avoir été informé que son chef de cabinet allait régler les dettes de Mike Duffy.

M. Harper a soutenu qu'il croyait que le sénateur de l'Île-du-Prince-Édouard avait utilisé son propre argent pour repayer les sommes réclamées.

« On nous a dit que M. Duffy avait lui-même remboursé les dépenses », a-t-il assuré. « Non seulement le cabinet et moi-même étions-nous convaincus de cela, mais la vaste majorité du personnel aussi. »

Le procès risque de devenir encore plus problématique pour les conservateurs, alors que deux avocats doivent témoigner concernant les négociations qui se sont déroulées au sein du cabinet du premier ministre au sujet du remboursement des dépenses de Mike Duffy.

Janice Payne, qui représentait M. Duffy en 2013, et Benjamin Perrin, qui était à l'époque l'un des avocats du Bureau du premier ministre, seront appelés à la barre des témoins respectivement par la défense et la Couronne.

Les deux avocats ont pris part à une conférence téléphonique avec MM. Novak et Wright le 22 mars 2013. Selon M. Teneycke, Ray Novak a participé à la première partie de la conférence, mais il n'a pas entendu la discussion sur les 90 000 $ fournis par Nigel Wright.

Le porte-parole n'a pas été en mesure de commenter ce que M. Novak avait entendu durant l'appel, une lacune à laquelle l'avocat de la défense Donald Bayne tentera probablement de remédier en interrogeant Me Payne et Me Perrin.

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