Timothy Rapley coupable de meurtre non prémédité

Timothy Rapley, qui a étranglé sa femme, Marilyn Chaloult, le jour de la fête... (Photo Thinkstock)

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Timothy Rapley, qui a étranglé sa femme, Marilyn Chaloult, le jour de la fête des Mères, en mai 2011, a été déclaré coupable de meurtre non prémédité en fin de semaine, à Montréal.

Le jury a délibéré pendant plus de quatre jours pour arriver à ce verdict, en après-midi, samedi. Il n'y avait pas possibilité d'acquitter l'accusé. Les jurés devaient choisir entre coupable de meurtre non prémédité ou homicide involontaire. 

M. Rapley avait avoué avoir tué sa femme, mais soutenait avoir peu de souvenirs en raison d'un «black out.» Il se rappelait toutefois qu'une voix lui avait dit de tuer son épouse. Il l'avait étranglée avec ses mains, alors qu'elle était couchée dans la chambre de leur fille, dans le domicile familial de Dollard-des-Ormeaux. Mme Chaloult s'apprêtait à quitter son mari. Elle se cherchait un logement, avait fait ressortir le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais.

Leur fille, qui étudiait à Ottawa, s'est inquiétée de ne pas avoir de réponses à ses appels, le dimanche. Le lundi, elle a donné l'alerte. À l'arrivée des policiers, M. Rapley était couché à côté du cadavre de sa femme. Il l'enlaçait. L'homme était à demi conscient. 

M. Rapley a fait une déclaration à la police en mai 2011, et il a témoigné devant jury lors du procès.

Il était dépressif et suicidaire. Il croulait sous les dettes. Il venait de faire faillite, sa femme et lui perdaient leur maison, Hydro-Québec leur avait coupé l'électricité depuis 10 jours. Cet employé de Bombardier, qui gagnait pourtant un bon salaire, a admis qu'il buvait et jouait aux machines à sous à l'époque. Il aidait financièrement sa fille qui étudiait à Ottawa.

Me Dagenais de la Couronne, et les avocats de la défense, Me Martin Latour et Me David Petranic, adresseront leur plaidoirie sur la peine le 9 juin. Le meurtre non prémédité entraîne automatiquement la prison à vie, avec une période d'incarcération minimale de dix ans. Il revient au juge, dans ce cas-ci Éliane Perreault, de fixer le moment où l'individu pourra demander une libération conditionnelle. Cette période peut varier entre dix et 25 ans.

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