Procès de Guy Lafleur: la police avait un parti pris, estime Me Rancourt

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Guy Lafleur

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L'avocat Jean-Pierre Rancourt n'a pas apprécié qu'une policière affectée au dossier de Mark Lafleur, il y a sept ans, embrasse sur la joue la victime alléguée et la mère de celle-ci, au palais de justice de Montréal.

«En voyant cela, tu te dis elle épouse la cause. Ça laisse un goût amer quand tu la vois ensuite (la policière), dans le dossier de Guy Lafleur», a fait valoir l'avocat Rancourt, jeudi matin, alors qu'il était contre-interrogé dans le cadre du procès civil que Guy Lafleur tient au Procureur général du Québec et à la Ville de Montréal. M. Lafleur estime avoir été injustement accusé d'avoir livré des témoignages contradictoires, en 2008. Déclaré coupable au terme de son procès, il avait été acquitté en Cour d'appel. Il réclame un peu plus de 2 millions de dollars en dommages.

Le père et le fils

En 2007, Me Rancourt représentait Mark Lafleur, le fils de la légende du hockey, qui faisait face à des accusations de violence envers une ex-conjointe. Il a ensuite représenté Guy Lafleur, quand celui a été accusé, en 2008, d'avoir livré des témoignages contradictoires pour aider son fils à obtenir des sorties. 

Depuis le début de son témoignage, mercredi, Me Rancourt laisse entendre que les policiers ont mis de la pression sur Guy Lafleur, en 2007.

Me Rancourt trouve étrange que la policière Françoise Fortin, qui avait pris une déclaration de la victime de Mark Lafleur, en 2007, ait hérité du dossier de Guy Lafleur, quand un mandat a été lancé contre ce dernier. 

Et il y a eu cette embrassade au palais de justice, qui lui a laissé à penser que la policière avait épousé la cause de la victime. Le procureur de la Ville, Me Pierre-Yves Boisvert, lui a alors fait remarquer qu'il s'agissait plutôt de la policière Gagnon, et non Fortin, qui était affectée au dossier de Mark. 

Me Rancourt a rétorqué qu'ils travaillaient «tous ensemble.»

«On voit ça souvent en droit criminel. La police prend des mesures pour mettre de la pression sur la défense», a résumé l'avocat Rancourt, qui témoigne devant le juge André Wery et des avocats civilistes.

Me Julien Bernard, qui représente la Ville de Montréal, a abondamment questionné Me Rancourt sur les événements qui ont donné lieu aux accusations contre Guy Lafleur.

Me Rancourt soumet que Mark Lafleur n'avait pas de conditions quand il avait des permissions de sortie de la maison de thérapie L'Exode, en 2007. En tous cas, il n'y aurait pas de document qui va en ce sens.

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