Appels automatisés: neuf mois de prison pour Michael Sona

Michael Sona... (Photo Dave Chidley, Archives PC)

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Michael Sona

Photo Dave Chidley, Archives PC

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Micheal Oliveira
La Presse Canadienne
GUELPH

L'ancien employé du Parti conservateur du Canada reconnu coupable en août dernier relativement au scandale des appels automatisés trompeurs a été condamné à neuf mois de prison, mercredi, en Ontario.

La Couronne avait réclamé une peine d'au moins 18 mois de prison pour Michael Sona, alias «Pierre Poutine», qui avait participé à un stratagème visant à diriger des électeurs au mauvais endroit le jour des élections fédérales de mai 2011. Sona, âgé de 26 ans, a aussi été condamné à un an de probation. Il a été reconnu coupable d'avoir sciemment empêché ou tenté d'empêcher un électeur de voter, un crime passible d'une peine maximale de cinq ans de prison et d'une amende de 5000 $.

Des milliers d'appels automatisés logés en mai 2011 chez des citoyens de la région de Guelph, en Ontario, fournissaient de l'information erronée sur l'emplacement de leur bureau de scrutin. La plupart de ces appels trompeurs ont été logés chez des sympathisants libéraux, ce qui n'aura finalement pas empêché le candidat de ce parti de remporter l'élection dans Guelph. L'entreprise d'Edmonton qui avait logé les appels automatisés, RackNine, avait été payée par un client ayant donné de fausses identités - notamment le fameux «Pierre Poutine».

Le juge Gary Hearn, de la Cour de l'Ontario à Guelph, a admis, mercredi, qu'il avait été «ardu et pénible» de déterminer la peine à imposer à un jeune homme jusque-là de bonne famille, qui en est à sa première infraction. Mais ces faits ne doivent pas occulter la gravité des gestes reprochés à l'accusé - «une insulte au processus électoral», a poursuivi le juge.

«La peine à imposer doit être assez sévère pour refléter la gravité du geste et dissuader ceux qui seraient tentés de l'imiter», a expliqué le magistrat en rendant sa peine.

L'avocat de Sona, Norm Boxall, avait réclamé un sursis de sentence, ou alors une peine de six à 12 mois d'emprisonnement avec sursis, détention à domicile, libération conditionnelle et travaux dans la communauté. L'avocat ne savait pas encore, mercredi, si son client porterait la cause en appel.

Sona a été le seul accusé dans cette affaire même si la Couronne et la défense s'entendaient pour dire que le jeune homme n'avait probablement pas agi seul.

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