Un lieutenant de la mafia coupable de possession d'arme

Danny De Gregorio, alias Danny Arm, un ancien... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Danny De Gregorio, alias Danny Arm, un ancien de la cellule Gervasi, a miraculeusement survécu à une tentative de meurtre en juin 2009.

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Daniel Renaud
La Presse

Danny De Gregorio, que la police considère comme un lieutenant et une étoile montante de la mafia montréalaise, a plaidé coupable à des accusations de possession d'arme ce matin, au Palais de justice de Montréal.

Fait à noter toutefois, la sentence a été reportée au printemps prochain, car la poursuite et la défense sont dans l'attente d'une décision de la Cour suprême qui pourrait être rendue cet hiver sur la peine minimale de trois ans de pénitencier actuellement imposée pour une possession d'arme. «Mon client n'avait pas une arme pour commettre un crime, mais plutôt pour se protéger», a déclaré son avocat, Me Loris Cavaliere qui compte beaucoup sur le jugement du plus haut tribunal du pays pour établir les bases des discussions sur une éventuelle suggestion commune entre les parties.

Sur la corde raide

Danny De Gregorio, alias Danny Arm, un ancien de la cellule Gervasi, a miraculeusement survécu à une tentative de meurtre en juin 2009. D'ailleurs, selon nos informations, il serait toujours sur la corde raide encore aujourd'hui.

Une information provenant d'une source voulant qu'il se déplaçait avec une arme dans une sacoche et qu'il portait une veste anti-balles, pour se protéger, est d'ailleurs ce qui avait déclenché l'enquête policière sur cette affaire au tout début de février 2011. Des policiers ont immédiatement filé De Gregorio, l'ont vu entrer avec une sacoche au café Nada et l'ont intercepté à sa sortie.

Dans la console de son véhicule, ils ont trouvé un pistolet 9mm avec un chargeur plein et une balle chambrée dans le canon. Les limiers ont également découvert cinq téléphones cellulaires et deux couteaux dans le VUS.

De Gregorio a plaidé coupable à trois chefs d'accusation pour avoir possédé une arme à feu à autorisation restreinte chargée, avoir possédé un chargeur à haute capacité et avoir possédé une arme à feu dont le numéro de série a été oblitéré.

Les policiers ont retrouvé l'ADN de De Gregorio sur l'arme, le chargeur et l'étui, et ils ont reconstitué le numéro de série et analysé le pistolet qui n'aurait jamais été utilisé pour commettre un crime.

Lors de la filature, les policiers ont par ailleurs observé l'échange d'un sac contenant près de deux kilos de cocaïne entre les véhicules de deux autres coaccusés. L'un d'eux, Ciro Di Mauro, a plaidé coupable ce matin à des accusations liées aux stupéfiants alors que la cause du second, Giovanni Gentile, a été reportée.

Sermon de la juge

Autre fait à noter : le procès des trois hommes devait débuter ce matin et durer deux semaines, mais des négociations entre la couronne et la poursuite amorcées à la dernière minute le jour même ont mené aux plaidoyers.

Satisfaite de la tournure des événements, la juge Nathalie Fafard de la Cour du Québec a néanmoins déclaré, fermement, mais poliment, qu'elle aurait souhaité que les discussions entre les parties s'amorcent plus tôt, pour sauver temps et préparation, alors que «10 jours avaient été réservés» pour le procès.

Danny De Gregorio

  • 46 ans
  • Autrefois très proche du chef de clan Giuseppe De Vito mort empoisonné au cyanure dans sa cellule de Donnacona à l'été 2013
  • Condamné à quelques amendes pour des affaires de contrebande de cigarettes, vol de carte de crédit et recel dans les années 90
  • Revenu Canada et le Procureur général du Québec lui ont confisqué 138 000$ en mai 2012

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