Cour martiale: le sort de Gagnon repose entre les mains de ses pairs

L'adjudant André Gagnon... (PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE)

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L'adjudant André Gagnon

PHOTO CLÉMENT ALLARD, LA PRESSE CANADIENNE

La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le comité de cinq militaires chargé de statuer sur le sort de l'adjudant André Gagnon reprendra ses délibérations jeudi matin.

Les membres du comité, l'équivalent des jurés dans le système militaire de justice, ne sont pas parvenus mercredi à s'entendre sur un verdict.

L'adjudant Gagnon, âgé de 48 ans, fait face à une accusation d'agression sexuelle en cour martiale générale à Québec. La plaignante est l'ex-caporale Stéphanie Raymond.

Les faits allégués se sont déroulés le 15 décembre 2011 au manège militaire de Lévis.

Au centre de ce procès très médiatisé repose la notion du consentement ou non de la présumée victime.

La poursuite soutient que la femme de 30 ans n'a jamais consenti à avoir des relations sexuelles avec l'accusé. Elle allègue que l'adjudant Gagnon, supérieur en grade, a profité de la position de vulnérabilité de la plaignante pour assouvir ses pulsions sexuelles à ses dépens.

Quant à la défense, elle prétend que l'ex-soldate s'est comportée de telle façon que l'adjudant a pu conclure, bien qu'à tort, qu'elle était d'accord pour se livrer à des jeux sexuels.

S'il est reconnu coupable, Gagnon risque une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à dix ans.




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