La cause de Stéfanie Trudeau reportée en septembre

Dans la salle, Serge Lavoie, Rudi Ochietti (photo)... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Agrandir

Dans la salle, Serge Lavoie, Rudi Ochietti (photo) et Karen Molina, trois des quatre personnes arrêtées par la policière le 12 octobre 2012, ont laissé entendre un soupir, déçus de constater une fois de plus la lenteur du processus judiciaire.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Annabelle Blais
La Presse

Stéfanie Trudeau, aussi connue comme le « Matricule 728 », a brillé par son absence au palais de justice de Montréal, mardi. La policière devait comparaître pour des accusations de voies de fait simple en lien avec son intervention musclée auprès de ceux qu'elle avait traités de « gratteux de guitare » et de « plateauniens du nowhere ».

La cause a toutefois été reportée au 26 septembre, puisque le processus de divulgation de la preuve et l'analyse du dossier ne sont pas encore complétés. Entre-temps, la policière est toujours suspendue avec salaire.

Dans la salle, Serge Lavoie et Rudi Ochietti, deux des quatre personnes arrêtées par la policière le 12 octobre 2012, ont laissé entendre un soupir, déçus de constater une fois de plus la lenteur du processus judiciaire.

Il faut dire que la comparution avait déjà été reportée le 6 mai dernier. La longueur des procédures commence à exaspérer Serge Lavoie qui dit avoir été bouleversé par toute l'histoire.

« J'en arrache, sans vouloir m'ouvrir sur ma vie personnelle, j'ai de la misère et c'est relié à cet incident. Je trouve ça dur, ce semblant d'impunité, cette absence de volonté à régler le problème», a-t-il déploré à la sa sortie de la salle d'audience.

M. Lavoie dit ne pas avoir droit aux indemnisations pour les victimes d'actes criminels (IVAC), mais une aide psychologique lui a été offerte un an et demi après les faits. Il s'adresse maintenant au protecteur du citoyen pour contester cette décision.

« Je m'attendrais de ma société qu'elle aide les citoyens qui en ont besoin. Surtout dans les cas de traumatisme. C'est immédiatement que t'en a besoin [...] l'IVAC a été extrêmement embêté avec nous, je pense, juste parce que l'agresseur était un agent d'un corps policier.»

«Pendant ce temps, on paye Stéfanie Trudeau, c'est la ville qui paye, c'est nous qui payons. En regard de la preuve, la police devrait conseiller à Stéfanie Trudeau de plaider coupable, c'est la moindre des choses», poursuit son ami Rudi Ochietti. 

Les faits remontent en 2012 déjà. Les images de l'intervention policière avaient circulé en boucle dans les médias en raison de son caractère violent et des propos de l'agente Trudeau enregistrés à son insu.

M. Lavoie, Rudi Ochietti, Karen Molina et Simon Pagé avaient été arrêtés et accusés de voies de fait, d'entraves et d'intimidation. Les charges avaient été abandonnées six mois plus tard. 

Le directeur des poursuites pénales et criminelles a finalement déposé des accusations de voies de fait contre la policière en mars dernier, mais seulement en ce qui concerne l'intervention sur M. Lavoie. Le dossier a été confié à deux procureurs de la Ville de Québec par souci d'indépendance puisque le Service de Police de la Ville de Montréal est impliqué.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer