Elle a tué sa fille pour la confier à une déesse

Dépressive et en proie à des hallucinations, une femme de 28 ans d'origine... (Photothèque La Presse)

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Dépressive et en proie à des hallucinations, une femme de 28 ans d'origine indienne, Alpabahen Patel, a brassé sa fillette de deux mois et l'a étouffée, en 2011, dans l'idée de la confier à la déesse Durga Mata. Mardi, Mme Patel a été déclarée non criminellement responsable du meurtre de son enfant, en raison de ses troubles mentaux.

«J'ai fait ce que ma déesse m'a dit de faire», a dit la jeune femme, mardi, quand le juge Guy Cournoyer lui a demandé ce qu'elle plaidait à l'accusation de meurtre non prémédité. Les rapports psychiatriques établis au sujet de l'accusé, un à la demande de la défense, et un à la demande la Couronne, allaient dans le même sens: la jeune femme était en dépression sévère avec symptômes psychotiques au moment des faits.

Elle avait des antécédents psychiatriques, et avait tenté de se suicider en buvant du javellisant en 2002, alors qu'elle demeurait encore en Inde. Elle est arrivée au Canada trois ans plus tard. Elle prenait déjà du lithium à ce moment. Mme Patel a ensuite connu un mariage malheureux, et a recommencé à éprouver des problèmes psychiatriques. Au moment du drame, elle avait arrêté de prendre sa médication.

Celui-ci s'est produit dans la journée du 23 décembre 2011, dans l'appartement de trois pièces qu'elle habitait avec sa fille et sa mère, sur la rue Sherbrooke est. Mme Patel était seule avec la petite Trishna, née d'une liaison qu'elle entretenait avec son employeur, un homme marié de la même origine qu'elle. Au bout du rouleau, elle a tué l'enfant, en se disant que la déesse allait en prendre soin et lui redonnerait une fois que la petite serait plus grande et qu'elle-même irait mieux. La déesse en question avait huit mains et apparaissait à Mme Patel assise sur un léopard. Mme Patel disait la «voir avec ses yeux et l'entendre avec ses oreilles» depuis des années.

Dans cette affaire, Me Jacques Dagenais occupait pour la Couronne, tandis que Me Louis-Philippe Roy assurait la défense de l'accusée.




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