Sadomasochisme: un an de prison pour Patrick Deschâtelets

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Patrick Deschatelets

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Caroline d'Astous
La Presse

Patrick Deschâtelets, reconnu coupable d'homicide involontaire par négligence criminelle après que sa partenaire sexuelle eut trouvé la mort au cours de leurs activités sadomasochistes, vient d'être condamné à un an de prison au palais de justice de Longueuil.

Dans son jugement, le juge Claude Provost est revenu sur les circonstances de la mort de la victime, qu'il a décrites comme «particulières et exceptionnelles», en référence aux activités sadomasochistes du couple.

Activités sadomasochistes

Le juge a estimé qu'il se trouvait «en présence de deux personnes adultes et libres, qui ont choisi de se livrer à une activité intrinsèquement violente et dangereuse, à l'occasion de laquelle un des partenaires a posé à l'égard de l'autre des gestes démontrant une insouciance déréglée et téméraire».

Afin d'envoyer un message fort aux adeptes de sadomasochiste, le juge Provost a déclaré que la peine «doit viser principalement les objectifs punitifs de dénonciation et de dissuasion collective et l'objectif correctif de réparation des torts causés».

En ce sens, il a rappelé qu'il appartient aux amateurs «de jeux violents et dangereux, de s'établir des règles ou de respecter les règles déjà établies», afin d'éviter tout risque pour la vie et la sécurité d'autrui.

Émotion pour les familles

Toutefois, le tribunal a rejeté les arguments de la Couronne sur les risques de récidive de l'accusé et sur le fait qu'il «n'éprouve aucun remords».

Dans la salle d'audience, les membres de la famille de l'accusé n'ont pu retenir leurs larmes lors du prononcé de la peine.

De son côté, la famille de la victime semblait moins ravie de la peine d'un an d'emprisonnement. «C'est quoi, une année, pour une vie?», a lancé, la voix coupée par l'émotion, la soeur de la victime à la sortie du tribunal.

Le drame est survenu le 23 février 2008 au sous-sol du domicile de l'accusé, à Saint-Bruno-de-Montarville. L'homme a passé au cou de sa partenaire un lourd collier de métal attaché au plafond par une chaîne dont la longueur obligeait la femme à se tenir debout; il l'a menottée et lui a entravé les pieds, puis il est sorti pour aller acheter des pâtes à l'épicerie. À son retour, une vingtaine de minutes plus tard, il a trouvé sa partenaire inconsciente, étranglée par le collier de métal.

Patrick Deschâtelets portera la cause en appel.




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