Recours contre les Frères de Sainte-Croix: les plaignants s'impatientent

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Le Collège de Saint-Césaire.

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Pendant qu'à Rome on se prépare à nommer un nouveau pape, les 223 victimes alléguées de la Congrégation de Sainte-Croix s'impatientent. Ils trouvent que le règlement de leur recours collectif pour abus sexuels est trop lent.

Il y a un an et demi, lors d'une conférence de règlement, la Congrégation s'est engagée à verser 18 millions pour régler le litige. Mais voilà, sur les 223 demandes retenues, 108 ne sont pas encore réglées. Et aucun n'a reçu les sommes qui doivent leur être allouées, car l'argent doit être versé à la fin du processus, quand toutes les demandes auront été étudiées et fixées. Les sommes s'échelonnent entre 10 000 $ et 250 000 $, selon la gravité des abus, et les séquelles.

Me Alain Arsenault, qui représente les victimes, croit que la Congrégation fait exprès pour faire traîner les choses, afin que les victimes aient le moins d'argent possible. «Après les agressions, c'est le sadisme», s'est-il insurgé en sortant de la salle d'audience, ce matin.

Le juge Claude Auclair, qui préside cette affaire, n'est pas du même avis. Pour le magistrat, il s'agit de délais normaux, compte tenu de l'entente qui a été acceptée par les deux parties. Quand celles-ci ne s'entendent pas sur un dossier, celui-ci est évalué par des adjudicateurs. Le processus demande forcément un certain temps.

Me Éric Simard, qui représente la Congrégation, assure que sa cliente «veut finaliser le processus le plus vite possible pour le bénéfice des victimes.» Les parties doivent faire rapport au juge le 19 juin.

Rappelons que ce recours collectif a été déposé en 2008 par René Cornellier, père d'un homme qui a été agressé dans son enfance au Collège Notre-Dame et qui est mort en 1994. La procédure, qui visait le Collège Notre-Dame entre 1950 et 2001, a plus tard été élargie, afin d'inclure deux autres établissements gérés par la Congrégation, soit le Collège Saint-Césaire, de 1950 à 1991, et l'école Notre-Dame de Pohénégamook entre 1959 et 1964. Les victimes, tous des hommes, étaient enfants ou adolescents quand ils ont été abusés par des frères de la Congrégation. Ils ont aujourd'hui 40, 50, 60, 70 ans, mais n'ont pas oublié.

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