A13: la SQ n'a pas avisé le ministre Coiteux de la situation

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Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, 300 véhicules s'étaient retrouvés prisonniers de la tempête sur l'A13.

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L'enquête interne de la Sûreté du Québec qui examine les lacunes de l'intervention sur l'autoroute 13 la semaine dernière a révélé de nouveaux manquements de la part des officiers responsables: ceux-ci auraient «brisé la chaîne de commandement» et empêché que l'information se rende rapidement aux paliers supérieurs, notamment au ministre de la Sécurité publique.

C'est ce qu'a expliqué le capitaine Guy Lapointe, porte-parole du corps policier, lorsque questionné sur l'évolution du processus lundi. Jusqu'à présent, deux officiers ont été relevés de leurs fonctions, le temps qu'une enquête interne détermine s'ils méritent des sanctions pour leur gestion des événements de mardi et mercredi dernier, alors que 300 véhicules se sont retrouvés prisonniers de la tempête sur l'A13. La station 98,5 FM a révélé hier qu'il s'agit du capitaine Michel Lapointe et du lieutenant Yannick Bélanger.

La semaine dernière, la SQ avait reproché aux deux officiers d'avoir attendu beaucoup trop longtemps avant de changer «l'axe d'intervention» sur l'autoroute: plutôt que d'essayer uniquement  de faire ouvrir la route, ils auraient dû plutôt organiser l'assistance aux automobilistes coincés ainsi que leur évacuation.

L'information gardée à leur niveau

Depuis, l'enquête a révélé que les officiers ont négligé d'avertir la hiérarchie alors que la situation se dégradait. «Ces officiers auraient dû aviser leurs supérieurs de la gravité de la situation plutôt que de laisser les choses perdurer», affirme Guy Lapointe.

Est-ce à dire que ni le directeur du district, ni le directeur général de la SQ, ni même le ministère et par extension le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, n'ont été alertés par les policiers pendant la nuit ? «Les officiers ont gardé l'information à leur niveau alors c'est vrai, nous n'avons pas pu informer le ministère pour qu'il informe le ministre», reconnaît le porte-parole.

L'enquête interne de la SQ sur les lacunes de l'intervention pendant la tempête est menée en parallèle avec l'enquête indépendante déclenchée par le gouvernement et avec l'enquête criminelle sur des camionneurs qui auraient refusé de collaborer avec les remorqueurs et perturbé la circulation au plus fort de la tempête.

Nouveau responsable des mesures d'urgence

Par ailleurs le directeur général de la SQ, Martin Prud'homme, a annoncé hier la nomination de l'inspecteur-chef Jimmy Potvin comme nouveau responsable des mesures d'urgence, un poste qui était vacant depuis un certain temps. 

Celui qui était notamment responsable de l'intervention sur l'autoroute métropolitaine cet été, lors de l'incendie monstre causé par un camion-citerne, aura comme première mission de revoir toute la chaîne de communications de la police en cas de crise, dans la foulée des événements de la semaine dernière. «Ultimement, c'est pour s'assurer que ce genre de situation ne se reproduise jamais», affirme Guy Lapointe.




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