Une seconde compétition de jiu-jitsu annulée à Montréal

Les jeux printaniers 2017 de jiu-jitsu brésilien qui... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)

Agrandir

Les jeux printaniers 2017 de jiu-jitsu brésilien qui devaient avoir lieu le 15 avril prochain au Collège André-Grasset.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une importante compétition de jiu-jitsu brésilien prévue le mois prochain a dû être annulée par les organisateurs aujourd'hui à la suite d'une plainte d'un citoyen à la police de Montréal. C'est la seconde compétition de cet art martial à être annulée en deux semaines à Montréal puisqu'elle contrevient au Code criminel.

L'organisation Submission Arts United a annoncé cet après-midi sur Facebook que les jeux printaniers 2017 de jiu-jitsu brésilien qui devaient avoir lieu le 15 avril prochain au Collège André-Grasset n'auraient pas lieu. Le même scénario s'était produit il y a deux semaines quand le SPVM avait jugé illégal le Canada National Pro Jiu Jitsu Championship. Plus de 250 participants avaient dû rebrousser chemin.

Johnny Zemouli, responsable de l'encadrement des arbitres chez Submission Arts United se dit très déçu de l'annulation de la compétition. « Ces compétitions ne sont pas nouvelles, ça fait des années ! Ce sont des compétitions très encadrées, il y a beaucoup de sécurité, des arbitres formés, etc. C'est quelque chose qui est établi», explique-t-il, en entrevue avec La Presse.

L'expert en jiu-jitsu brésilien souligne que son sport est pourtant toléré dans le reste du Canada. «C'est une question de communication et de loi. La loi fédérale n'est pas vraiment claire», dit-il. L'organisation n'envisage pas pour le moment de faire appel de cette décision.

Un « combat concerté » est un « match ou combat, avec les poings, les mains ou les pieds, entre deux personnes qui se sont rencontrées à cette fin par arrangement préalable conclu par elles, ou pour elles », stipule l'article 83 du Code criminel. Les combattants de jiu-jitsu brésilien tentent de maintenir leur adversaire au sol et de le maîtriser sans échanges de coups. La discipline diffère ainsi du jiu-jitsu traditionnel.

« L'article 83 du Code criminel qui régit les combats concertés stipule que pour être légaux, le sport du combat doit être régi par le CIO (Comité international olympique) ou il doit faire partie d'une fédération reconnue par le CIO, comme le karaté, le taekwondo, le judo, la boxe, la lutte libre et la lutte gréco-romaine », avait alors expliqué à La Presse Benoit Boisselle, porte-parole du SPVM. 

Le SPVM n'était pas en mesure de confirmer l'information mercredi en fin d'après-midi.

- Avec Audrey Ruel-Manseau




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer