Un homme lié à la mafia tué à Montréal-Nord

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Ali Awada, considéré par la police comme un trafiquant de stupéfiants, avait été arrêté en juin 2014 dans le premier volet de l'importante enquête Clemenza de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) visant les clans de la mafia qui avaient pris de l'ampleur après l'opération Colisée qui avait affaibli les Siciliens en 2006.

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Daniel Renaud
La Presse

L'homme de 28 ans assassiné vendredi soir à Montréal-Nord est Ali Awada, a appris La Presse. Ali Awada est le fils de Mohamed Awada, tué à l'automne 2012, dans la série de règlements de comptes qui avait précédé le retour du parrain de la mafia Vito Rizzuto à Montréal, après une détention de six ans aux États-Unis pour son implication dans les meurtres de trois lieutenants du clan Bonanno commis à New York en 1981.

« Vers 21 h hier soir, des appels pour des coups de feu au coin des rues Sabrevois et des Récollets à Montréal-Nord ont été faits au 911. À leur arrivée, les policiers ont découvert un homme gisant sur le sol et atteint par au moins un coup de feu au haut du corps. Il a été transporté à l'hôpital et son état était déjà jugé critique. Ce sont les autorités du centre hospitalier qui ont confirmé son décès. La victime est connue des policiers et il s'agit du deuxième meurtre de l'année », a raconté l'agent Raphaël Bergeron de la police de Montréal.

Dans la ligne de mire de la GRC

Ali Awada, considéré par la police comme un trafiquant de stupéfiants, avait été arrêté en juin 2014 dans le premier volet de l'importante enquête Clemenza de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) visant les clans de la mafia qui avaient pris de l'ampleur après l'opération Colisée qui avait affaibli les Siciliens en 2006.

Dans Clemenza, Awada était accusé d'enlèvement, de séquestration et de complot pour deux incendies criminels. Il avait toutefois obtenu sa libération provisoire le 21 octobre dernier, moyennant une caution de 1000 $ et aux conditions de respecter un couvre-feu de 23 h à 6 h à la maison, de ne pas communiquer avec ses coaccusés ou avec des individus ayant des antécédents criminels, de remettre son passeport et de ne pas changer d'adresse.

Quelques jours après avoir été libéré dans Clemenza, Ali Awada avait plaidé coupable à deux chefs de possession d'arme et de possession de marijuana dans un but de trafic dans un dossier provincial. Il avait été condamné à 40 mois de pénitencier, mais en soustrayant la détention préventive, il ne lui est resté qu'une journée à purger.

Soldat du clan De Vito

Il se pourrait que ce meurtre s'inscrive dans les conflits internes qui secouent la mafia montréalaise depuis dix ans. Les Awada étaient connus par la police comme étant liés au défunt chef de clan de Rivière-des-Prairies, Giuseppe De Vito, assassiné au cyanure dans sa cellule du pénitencier de Donnacona à l'été 2013, et au clan de Vittorio Mirarchi, protégé du caïd Raynald Desjardins.

Toutefois, des sources policières nous indiquent que les alliances au sein de la mafia montréalaise sont volatiles plus que jamais actuellement. Les nombreux incendies criminels commis ces derniers mois en sont un indicateur. Des associations impliquant notamment des individus qui s'étaient éclipsés temporairement de la scène criminelle montréalaise ces dernières années, se créent et se défont, nous a-t-on dit.

Les enquêteurs des Crimes majeurs du SPVM examineront toutes les hypothèses.

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Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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